22 septembre 2008

Do you have jetons ?

Ouais, cette phrase a déjà utilisée dans le blog par l'incomparable Cham. Nous étions en Italie et elle cherchait désespérément à acheter assez de jetons pour les douches chaudes payantes dans les campings.

Eh bien l'expression va trouver une nouvelle jeunesse après le week-end que je viens de passer. Toujours en compagnie d'Elle, vous l'aurez bien compris. J'aimerais bien vous dire le contraire mais pour l'instant il n'est pas dans mes plans de redevenir célibataire simplement pour le plaisir de vous raconter de nouveaux plans culs et plans lose.

Non, vous étiez là au moment des soirées au Cab et au Chalet des Iles, je vous fais confiance pour suivre également les aventures palpitantes du batracien quand il se rend à la fête foraine au Bois de Boulogne.

Si.

Déjà, vous noterez que la fête a changé de nom. Maintenant, ça s'appelle "fête du bois" - probablement pour ne pas vexer les électeurs en masse de Sarko en plein 16e qui goûteraient modérément le côté "fête à neuneu" (et ceci était la minute politique de la semaine).

Ensuite, vous admettrez que lorsqu'on est vaguement grands, il y a un peu moins d'intérêt à se balader au milieu d'une fête foraine. Quand on est gamins, on se fait les attractions les plus excitantes, on est super contents de balancer des boules dans des jeux de quille ou à tirer à la winchester sur des ballons qui glougloutent, on se casse la gueule dans le palais des glaces et on ricane au fin fond de la maison des horreurs.

Bon. Quand on va bientôt avoir trente ans, ya un peu plus d'hésitation. Il fait trop froid pour la rivière indienne, le saut à l'élastique est décidément trop haut et pff, ya de la queue en plus. Du coup on se rabat sur la barbe à papa, les crêpes au nutella, les jeux de palet... et les pièces.

Ah, les pièces ! Je n'y avais jamais joué, mais Elle a réussi en quelques secondes à me faire partager son addiction. C'est énorme, ce truc. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas le principe parce qu'ils ne sortent jamais de chez eux, on vous donne un certain nombre de jetons (généralement une petite centaine) et vous les glissez dans une machine pour pousser d'autres pièces qui poussent d'autres pièces qui finissent par faire tomber dans votre giron des supers cadeaux qui déchirent l'anus en 3D, genre un stylo bille ou un porte-clefs.

Si vous avez bien suivi le principe, vous avez donc compris que c'est (vaguement) un jeu d'adresse et de patience.

Je ne suis pas adroit, et je ne suis pas patient. Quant à Elle, on va dire qu'elle est à mon niveau de ce côté (elle a déjà un beau cul, faudrait pas non plus qu'elle ait toutes les qualités).

Du coup, on a gaspillé la totalité de nos jetons sans UN SEUl résultat, sans faire tomber UNE SEULE PIECE. C'en est arrivé au point où le patron a eu tellement de pitié pour nous qu'il nous a filé une partie gratuite en secouant la tête. Je crois qu'il n'a jamais vu des gens aussi bras cassés que nous.

Bon, nous on s'en foutait, c'était plutôt marrant d'être aussi nuls. Quand on a enfin réussi, grâce à un travail d'équipe assez foudroyant, à faire tomber nos premiers points, on s'est regardés incrédules. On pensait que la machine avait buggé, mais non. C'était bien nous.

Au final, on a réussi à repartir avec des menottes en moumoute et une superbe peluche en forme de coeur. Qui a osé dire que les jeux de la fête foraine ne payaient pas ?

Les pièces, c'est bien, mangez-en.

 

PS: Oui, on a fini sur le carrousel du Trocadéro. J'ai honte.

PPS: Comme Alex, j'assume et je mets les musclés.