18 août 2008

Wisdom of the years

Il y a des moments qui peuvent vous surprendre, même après tant d'années. Prenez samedi soir dernier, par exemple. Une soirée chez Raphy* avec une grande partie du vodka club.

Normalement, une soirée - particulièrement lorsque de nombreux inconnus y prennent part - est l'occasion de rencontrer de nouvelles filles, de faire de nouvelles connaissances, de draguer un peu, de voir si les gens ont de la conversation, et éventuellement de se réveiller à deux avec un peu trop d'alcool dans le sang.

Là, je venais de mettre "Elle" dans le train pour sa campagne bouseuse, ce qui ne me donnait pas particulièrement envie d'aller sauter tout de suite (sur) tout ce qui bouge. Ca, plus le fait qu'elle leur casserait les genoux si elle l'apprenait - et qu'elle en a les moyens. Du coup, malgré le déballage d'anecdotes de 7h48 et Gauthier (merci à vous deux, vous êtes mes meilleurs wingmen, à raconter ces histoires de lose qui piquent toujours l'intérêt), je n'ai touché à personne.

A la place, je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de jeux de société dans la maison de Raphy* et que beaucoup d'invités en avaient une énorme envie - un peu comme le Nesquick. Et là je ne vous parle pas Poker ou Blackjack, mais des jeux aussi ésotériques que Citadelle, Munchkin ou autre.

J'ai donc commencé à assembler des wagons pour être celui qui a la plus longue, à remplir mes contrats et à gueuler plus fort que les autres pour dénoncer les tricheries et les arrangements honteux qui m'ont finalement volé la première marche du podium.

Quand j'ai regardé ma montre, il était 6h du mat. Han ! J'ai passé un moment plus agréable à râler autour de wagonnets qu'en dansant en boîte en cherchant une fille pour la soirée.

Tout d'un coup, je me trouve très mature.

 

16 août 2008

Next to you I'm always in the shade

Le vodka club ne fait pas que boire, il lui arrive également de manger (cf le post de Gauthier sur le repas jouissif chez 7h48 jeudi soir).

C'est vrai que j'ai des goûts culinaires peu élaborés, et que je reste bloqué à l'étape néanderthalienne décrite par Florence Foresti: une vache, une patate. Mais lorsqu'on a décidé de manger, on ne fait pas les choses à moitié. A peine remis de la bouffe de la veille (j'en connais au moins un qui ne s'en est pas relevé), nous emmenons les survivants au Black Dog pour tester leur viande argentine massive.

J'ai regardé ma viande de 400g avec amour. Elle était débordante d'énergie et de vie, les jus qui la couvraient me faisaient saliver. Le repas a été fantastique, la cuisson parfaite, les morceaux tendres, avec la promesse d'une digestion facile.

A côté, il y avait des convives qui tentaient de s'enfiler le plat d'un kilo (aptement baptisé "même si t'en crèves"). De leur côté, ce n'était que grimaces, pauses entre chaque bouchée, regards hésitants et - j'imagine - nuit difficile derrière.

Oui, le poids semblait avoir un impact non négligeable sur le plaisir du consommateur.

Hum.

Je pense qu'il y a une métaphore derrière tout cela.

 

14 août 2008

Get yourself to the butterfly lounge

Cette note me coûte. Bordel, qu'est-ce que ça me fait mal de l'écrire.

Mais bon, va bien falloir que je tienne mes promesses. Ca m'apprendra à faire des paris stupides sous l'emprise de l'alcool et du désir. On se retrouve toujours à se demander ce qui a bien pu nous prendre.

Donc voilà. Attention, ça vient. Vous êtes prêts ? Vous vous préparez psychologiquement ?

...

Putain, c'est dur à dire. Et encore plus compliqué à écrire. Vous vous rendez compte que ça va apparaître dans les flux RSS et sur les recherches google ? Ca va ruiner ma réputation, bordel.

...

J'ai pas envie... je veux pas... comment entretenir la légende si on a ne serait-ce qu'une défaillance ? Comment rester au pinnacle ? Comment conserver sa place de modèle pour toute une jeunesse en mal de repères (si, si) ? Comment réussir à assumer ?

Rien que d'y penser, j'en souffre. Une sensation étouffante au creux de l'estomac.  Ca me titille la prostate et m'irrite le prépuce. Oh my god, oh my god, oh my god...

Bon. Parfois faut savoir prendre son courage à deux mains et se lancer.

Il existe des filles non-anorexiques, voire des filles à gros seins, qui sont belles.

Voilà, c'est dit. Ca fait un mois que "Elle" me tanne pour que je fasse des excuses publiques à toutes ces femmes à l'obésité discrète, qui cahin-cahatent sur le chemin de la vie, ondulant tel un culbuto avec la grasse naturelle d'un artiste du cirque du soleil. Toutes ces femmes qui lisent ce blog la larme à l'oeil en réalisant que jamais elles ne pourront approcher ce genre de perfection de l'être que je peux représenter, parce qu'elles ont un ou deux bourrelets ou qu'elles dépassent le bonnet A de soutien-gorge. 

C'était injuste de ma part. Je vous ai traînées dans la boue (et ça a creusé une vaste tranchée), je vous ai piétinées (et ça a rebondi), j'ai détourné le regard (mais vous restiez helas dans le champ de vision), mais je me trompais.

Il existe des filles qui font plus de 45kg et qui ont du charme. Enfin, je crois. Donc sonnez tocsins, jouez hautbois, résonnez musettes, peut-être que demain nous aurons une histoire torride avec toi, toi, lectrice qui parcourt ce blog en t'empiffrant de Quick'n Toasts et de muffins. Il suffira d'éviter le Gauthier qui tambourinera à la porte de la salle de bains, comme d'habitude. La routine, quoi.

 

Voilà. J'espère que ces excuses vous conviendront et que vous réaliserez leur sincérité. Vous aussi, vous avez droit à la vie.

Hum.

Mais ne me transpirez pas trop dessus quand même.

 

13 août 2008

Ou alors...

Autre possibilité de bannière (sur le même principe, peu de différences, mais je kiffe la grenouille sur la tête):

 

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12 août 2008

Les monnes bannières

Bon, j'avais pas mal de choses à dire sur les commentaires de l'article précédent, mais comme tout il ne faut jamais écrire à chaud. Je me contenterai donc de dire que j'étais parfaitement en état de conduire, et que votre scepticisme vous honore - comme ces fameuses pubs de la sécurité routière.

Pour le reste, je ne sais pas si vous vous souvenez de ce fameux concours de banderole initié ici. Bon, au final il n'y en a qu'une qui se bouge le cul (fort charmant au demeurant), et c'est Simone de Boubou. La dernière bannière était d'elle, la nouvelle sera donc de sa patte.

Courageusement, énergiquement, volontairement, admirablement, elle a oeuvré pendant des jours et des jours pour me faire une bannière qui convienne.

- Tu es sûr que tu ne veux pas de koala ?
- Naon !
- Et un poney ?
- Naon !
- Même un tout petit ?
- Naon !
- Même un poney qui en fait ressemblerait un peu à une grenouille ?
- Naon !

Bon, au final ça donne le résultat suivant. Vous avez le droit d'applaudir:

oli.jpg

 

(Seul souci, va falloir que je comprenne comment on change la bannière sur ce putain de blog)