09 septembre 2008

GREZRKHEZLHRELMREZREZ

UNE DEMI HEURE BORDEL

NOTE D'UNE DEMI HEURE EFFACEE PAR CE SQHRKHEZRLEZREMJRE DE HAUT ET FORT

 

Zen, je suis zen.

08 septembre 2008

Back !

Eh si.

(Ca veut dire dos).

04 septembre 2008

Rediffusion 14 - Fallait bien que ça arrive

23 février 2007

Fallait bien que ça m'arrive un jour...

 

 

Bon !

 

Bon !

 

Dégoûté, le batracien. Quand on dit qu'on creuse sa propre tombe, qu'on récolte ce qu'on sème, tout ça tout ça, eh bien finalement ce n'est pas si faux.

 

Attendez que je vous plante le décor et que je vous raconte ma soirée d'hier.

 

Au début, tout commençait bien. J'arrive vers 20h30 à la fontaine Saint-Michel, un peu en retard mais pas tant que ça, un peu haletant mais pas tant que ça, un peu curieux mais pas tant que ça. Je balaie la place du regard. Ma mémoire étant ce qu'elle est, j'hésite à la vue d'une ou deux filles mais non, finalement, je la trouve. Elle est habillée en bottes hautes et manteau stylé, je suis en jean, chacun son truc.

 

Bisou/bisou, quel-plaisir-de-se-revoir-n'est-il-pas, oh-oui-très-chère-mais-vous-êtes-en-beauté-ce-soir, ah-bon-j'étais-moche-la-dernière-fois-en-soirée, non-non-mais-avec-la-lumière-on-peut-pas-trop-dire.

 

Ouais, j'ai un don. Enfin au final je suis très agréablement surpris. Elle est réellement mignonne, ce qui du coup me motive forcément à en apprendre un peu plus. Elle propose le paradis du fruit, on y va, la salle est totalement vide. Grand moment de glauquitude. Du coup, je suggère un autre endroit.

 

Non, je sais ce que vous pensez mais non. Au vu du physique avantageux de la jeune fille, je lui ai épargné le diable pour l'emmener directement à l'étape suivante. Ah ben oui c'est balisé, hein, sinon on se perd.

 

On se retrouve donc dans mon bar-lounge de prédilection, qui en plus semble décidé à tout faire pour m'aider: petit à petit la lumière descend jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que la lumière des bougies pour nous éclairer. On prend un verre puis on mange, on discute beaucoup, le courant passe très bien.

 

Bon, autant le dire tout de suite, elle est assez imbue de sa personne. Mais comme en ce moment je ne rencontre que des filles à l'ego surdimensionné, je commence à m'habituer et je ne lève plus les yeux au ciel à la moindre réplique. Là, en l'occurence, c'était à peu près correct et ça s'insérait dans la conversation plutôt que de tomber complètement à plat. J'ai quand même relevé une ou deux perles d'orgueil pour le plaisir - comme quoi même en charmante compagnie, je pense à alimenter le blog. Admirez l'abnégation.

 

"Oui, tous mes amis sont beaux, je trouve que c'est quand même plus valorisant de se promener avec des gens attirants qu'avec des moches, c'est viscéral"

 

"Non, je ne détache pas mes cheveux dans la rue, sinon c'est la cohue, ça devient vraiment chiant à certains endroits"

 

Super. Je les attire.

 

Bon, comme je disais, le contact passe très bien en-dehors de ça. A un moment, je lui demande si ça lui prend souvent de donner son numéro comme ça, elle me répond que tous les mecs qui l'ont abordé cette nuit, elle les a reroutés vers sa copine qui l'accompagnait. Lorsque je m'incline bien bas pour montrer que je suis flatté, elle me fait "attends, attends, tu as gagné le premier round mais pas la guerre".

 

Ok, la guerre est donc déclarée.

 

Au dessert, la guerre est gagnée, l'ennemi est en déroute (quoi, j'ai pas le droit de faire un complexe de supériorité, moi non plus ?).

 

J'apprends au passage qu'elle a une conception de l'amour très particulière puisqu'elle n'aime pas être enfermée en couple, qu'elle aime bien pouvoir sortir avec qui bon lui semble à tout moment, et que du coup c'est plus des relations d'amitié poussées que des vraies relations avec fidélité imbriquée.

 

Je ne peux que craquer. Je lui propose de venir chez moi.

 

Le trajet est très agréable, on arrive à mon appart. J'ouvre la porte, elle fait un pas dedans.

 

Elle ressort.

 

"Non, en fait ya vraiment pas moyen ce soir, je vais prendre un taxi, viens chez moi si tu veux mais je dors pas là, pour la prochaine fois qu'on se voit ça serait pas mal de ranger".

 

Boum.

 

03 septembre 2008

Rediffusion 13 - La fille du train

25 février 2007

 Mais TA GUEULE !!!

Han !!!

 

J'en peux plus...

 

Bon, vous me connaissez, je suis quelqu'un de délicat, raffiné et globalement de bonne composition. Toujours de bonne humeur, un peu comme Oui-oui quand les potirons sont de saison et le taxi en révision.

 

Mais là non, quoi, non ! Cet article sera 100% de mauvaise foi, cruel et violent. Mais j'en peux plus. Tuez la !

 

Ce soir (et jusqu'à il y a 20mn), j'avais la fille du train chez moi. Pourquoi, me demandez-vous ? Ben, bonne question. En fait, les choses ne se sont pas forcément goupillées comme je l'avais voulu.

 

Au téléphone, ça donnait:

 

- Oui, tu sais, je ne veux vraiment pas de relation sérieuse en ce moment donc ça serait mieux de pas se voir

 

- Ok mais je peux passer quand même ce soir ?

 

- Ben je viens de te dire que, en fait...

 

- Non mais j'ai compris mais en dehors de ça, ya pas d'obstacle si ?

 

-          Ben non non...

 

Bon, je me suis défendu très mollement parce que je n'avais rien de prévu, que j'émergeais du coltar de la soirée d'hier donc que mes neurones n'étaient pas encore connectées, et que globalement elle a une conversation un cul magnifique. Et puis j'avais quand même clarifié la situation donc si c'était juste pour la nuit, franchement, il y a des manières plus désagréables de passer un samedi soir.

 

Je donne donc mon accord, elle prend sa voiture et vogue la galère, direction mon appart. C'est là que les emmerdes commencent.

 

"Allo, je suis paumée"

 

Ok, pas de souci, c'est normal, elle n'est venue qu'une fois et j'étais là pour indiquer. Je lui demande où elle est, elle me donne un nom de rue qui ne me dit rien, donc je branche Mappy.

 

"Ok, je vois où tu es, tourne à gauche à la prochaine et..."

 

"Non je suis allée à droite, je suis paumée là, help !"

 

"Ouais forcément, si je vais sur Mappy, faut pas bouger hein ! Bon t'es où là ?"

 

Elle me donne un nouveau nom de rue. Je regarde.

 

"Ok pas grave. Tu récupères le rond point et..."

 

"Non mais j'ai pris la Défense là, je sais pas comment m'en sortir"

 

"Mais PUTAIN ARRETE TA BAGNOLE si tu veux que je te guiiiiiiide"

 

Déjà, les nerfs cèdent.

 

Bref, je vous épargne les autres incidents de parcours, ça me fatigue d'avance. Elle arrive enfin chez moi. Franchement, elle est pas mal du tout. Ca compense un peu.

 

Musique sympa, appart rangé d'hier (ok les bouteilles trainent encore mais elle fait aucun commentaire, c'est bien, ça, bon point). On se rapproche, les caresses deviennent un peu plus intimes.

 

Et là...

 

"Ca va là quand je fais ça ?"

 

"Oui oui"

 

"Et si je fais ça ?"

 

"Oui..."

 

"Et là, t'es bien ?"

 

"Oui oui"

 

"Et comme ça je t'écrase pas trop ?"

 

"Non non"

 

"Et ma main est agréable ?"

 

"Oui"

 

"Et je bouge pas trop vite ?"

 

"Non"

 

"Et c'est bien, là ?"

 

"Oui oui"

 

"On est bien comme ça hein ?"

 

"Oui"

 

"Tu aimes bien comme ça ?"

 

"MAIS RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA"

 

Bon, heureusement, il y a un moyen simple et agréable de faire taire les filles (han, que de machisme sur ce blog, évitons la dérive, vite, vite, parlons d'escarpins et de bottines).

 

Et là les choses basculent, comme la dernière fois. A noter qu'elle arrête ce qu'elle fait pour parler, d'où double frustration.

 

"Tu m'aimes ?" qu'elle fait.

 

"Ben, euh..."

 

"Tu trouves pas qu'on forme un super couple ?"

 

"Non mais..."

 

"C'est super comme on est complices, on est amoureux et tout"

 

"Attends, attends..."

 

On se pose, je la fais arrêter ce qu'elle était en train de faire, je lui explique de nouveau que, vraiment, non, ya pas moyen qu'on sorte ensemble.

 

"Mais pourquoi ?" demande-t-elle.

 

"Ben, comme je te l'ai dit au téléphone, en ce moment je préfère papillonner, un peu, rien de vraiment sérieux"

 

"Papillonner, comment ça ?"

 

"Ben..."

 

"Tu couches avec d'autres filles, c'est ça ? Mais comment tu peux me faire ça ?"

 

"Hein ?"

 

Grand moment de vaudeville. L'épouse humiliée se lève à moitié nue et marche d'un pas rageur vers la porte pour retrouver sa dignité foulée aux pieds par le mari volage. Ledit mari cherche d'un air affolé quel contrat de mariage il a bien pu passer sans son consentement. C'est ça les soirées où l'on boit trop.

 

Je proteste, elle râle, je justifie, elle grogne, je calme le jeu, elle me saute dessus.

 

"Euh, cette fois tu as compris que yaurait rien de plus entre nous, hein ?" je demande, prudent.

 

"Non mais tu vas voir, coucher avec moi c'est indescriptible, tu vas etre accro, ça a toujours marché jusqu'à maintenant"

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

"Je crois pas que ce soit une bonne idée" je fais doucement.

 

"Mais si, mais si, allez, à poil !"

 

"C'est demandé super gentiment mais vraiment, là, je t'assure, ça va pas me faire changer d'avis hein..."

 

"Tu insinues que je baise mal ?"

 

"Mais noooon c'est pas ce que je veux dire mais..."

 

"Ben alors te prive pas bordel !"

 

"Mais..."

 

Elle a des arguments très persuasifs, et accessoirement m'avait laissé avant la dispute à un niveau d'excitation préjudiciable au fonctionnement de mes cellules nerveuses. On couche donc ensemble.

 

2h plus tard, on se laisse tomber sur l'oreiller, suants et haletants (non en vrai ça n'a pas duré deux heures mais faut bien faire sa pub de temps en temps). On reprend notre souffle. On boit de l'eau.

 

"Bon, alors tu peux jeter tes autres pouffes et etre en couple avec moi ?" elle demande.

 

"Ben non, toujours pas..."

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

"J'ai mal baisé, c'est ça ?"

 

"Ben non mais rien à voir, je te l'ai dit depuis le début, je suis pas en ce moment dans une phase de..."

 

"On danse ?" qu'elle me coupe.

 

Oui, j'avais commis l'erreur de dire que j'adorais le déhanché des filles en soirée. Elle met cette connaissance en pratique en commençant à s'agiter sur... du ska. Je vous passerai le résultat atroce.

 

"Tu t'imagines, quand on ira en boîte, je serai sur le podium et tu seras juste derrière moi, juste comme ça derrière mon cul, et on ondulera et tout le monde sera jaloux !"

 

"Non mais..."

 

"Et cet été à la plage ça serait trop la fête, tu t'imagines dans ma villa au Portugal ? Ya du sable blanc, des cocotiers et nous, rien que nous, et faire l'amour tout le temps ! Tu es libre en juillet ?"

 

"Mais putain..."

 

"Bon, on recouche, j'ai re-envie ?"

 

Cette fois, je commence à en avoir tellement marre que même mes bonnes manières proverbiales et ma libido contestataire disparaissent. Je prétexte la fatigue et la soirée d'hier en disant que je suis complètement crevé et que j'aimerias bien dormir.

 

Evidemment, je me sens obligé de lui proposer l'hébergement, faut pas déconner non plus. En priant pour qu'elle refuse.

 

"Ah ouais ta soirée ! Tu en as sauté beaucoup de tes pouffes pendant la soirée ? Putain et elles disent rien ? Et elles savent que tu m'as vu ce soir ? Parce que maintenant ça va leur faire de la concurrence, hein !!!"

 

"Euh donc tu veux rester ou pas ?" je bredouille, incapable d'articuler une pensée cohérente.

 

"Non, déjà je m'en veux d'avoir couché avec toi alors que t'es qu'un connard, alors je vais pas rester en plus hein !"

 

"Ok, donc..." je commence.

 

"Mais tu m'appelles hein ? Promis ?"

 

"Ben..."

 

"Oui oui oui blablabla, bon ok, t'es bizarre mais j'assume, tu me rajoutes à la liste des autres connasses alors ? Mais tu promets de m'appeler en premier ? Elles vont pas comprendre ce qui leur arrive"

 

"Ben..."

 

"Merci t'es chou !" (et là elle voit ma glace) "Putain tu trouves pas que j'ai un cul magnifique ? Tu te rends compte de ce que tu perdrais si tu me jetais ? Han mais sérieux c'est trop beau ! Et tu n'as pas tout vu, je peux te rendre folle avec"

 

"Euh... ok"

 

"Bon allez je pars"

 

La porte se referme.

 

Je pousse un soupir de soulagement. Je m'affale contre un mur.

 

La sonnette retentit.

 

J'ouvre la porte.

 

"Et mon bisou ?" qu'elle fait.

 

Je l'embrasse rapidement.

 

"Tu es sûr qu'on a pas le temps de..."

 

"Je suis crevé" je fais.

 

La porte se referme.

 

Définitivement.

 

Oh putain.

 

Hors concours. Hors concours. Tirez-moi une balle.

 

 

 

02 septembre 2008

Rediffusion 12 - Baby did a bad bad thing

16 novembre 2006

Baby did a bad bad thing

 

 

(Essayez de le prononcer aussi vite que Chris Isaak...)

 

 

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas posé d'interrogation existencielle. C'est vrai, on a parlé des dernières histoires d'amour et de cul, de joie, de bonheur et de douceur, mais pas tellement de théories foireuses ces derniers temps, ni de questions importantes pour rétablir un monde nouveau. Heal the world, make it a better place.

 

 

Plusieurs fois déjà, je vous ai parlé de l'action de tromper. Là, par exemple. Je me demandais comment vous réagiriez devant la tentation alors que vous étiez en couple.

 

 

A l'époque, la plupart des lecteurs semblaient à peu près fidèles, ce qui est une bonne chose. Oh, évidemment il y avait des doutes et des hésitations, mais le consensus semblait rester qu'une fois en couple, vous ne regarderiez plus les pectoraux saillants et les seins rebondis du même oeil. C'est bien. Public, je t'aime.

 

 

Mais attention, dé plou en plou dour, dé plou en plou difficile, aujourd'hui je pousse la question encore plus loin.

 

 

Lorsque vous êtes célibataire, allez-vous vous intéresser à quelqu'un en couple ?

 

 

Ah ben oui, parce que ce n'est pas la même chose, quand même. Déjà, lorsqu'on rencontre quelqu'un, on n'est pas forcément conscient qu'il/elle est en couple, donc une certaine attirance peut naître malgré cette barrière. Par contre, un jour ou l'autre et sauf numéro de claquettes de la part du trompeur fou, on finit par savoir au détour d'une conversation que l'objet de nos rêves émotionnants est déjà prise.

 

 

Comment réagissez-vous alors, avez-vous déjà été confronté à cette situation ?

 

 

Il y a des gens qui auront tendance à se détourner aussitôt de la personne pour ne pas tenter le diable.

 

 

Il y en a d'autres qui, au contraire, se rapprocheront et tenteront de s'immiscer sans avoir l'air d'y toucher ni demander quoi que ce soit, laissant le poids de la décision sur la personne en couple

 

 

Et puis il y en a qui considèrent que l'amour est déjà assez compliqué à trouver comme ça et donc que les critères de société (en couple, marié, blabla) n'ont pas à s'appliquer, tant pis pour l'autre et vogue la galère.

 

 

Dans tous les cas, il est évident que la décision finale (de tromper ou de se séparer) revient à la personne en couple. Mais est-ce que vous seriez plus du genre à vous détourner, à influencer subtilement, ou à rentrer dans le combat la bave aux lèvres ?