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03 septembre 2008

Rediffusion 13 - La fille du train

25 février 2007

 Mais TA GUEULE !!!

Han !!!

 

J'en peux plus...

 

Bon, vous me connaissez, je suis quelqu'un de délicat, raffiné et globalement de bonne composition. Toujours de bonne humeur, un peu comme Oui-oui quand les potirons sont de saison et le taxi en révision.

 

Mais là non, quoi, non ! Cet article sera 100% de mauvaise foi, cruel et violent. Mais j'en peux plus. Tuez la !

 

Ce soir (et jusqu'à il y a 20mn), j'avais la fille du train chez moi. Pourquoi, me demandez-vous ? Ben, bonne question. En fait, les choses ne se sont pas forcément goupillées comme je l'avais voulu.

 

Au téléphone, ça donnait:

 

- Oui, tu sais, je ne veux vraiment pas de relation sérieuse en ce moment donc ça serait mieux de pas se voir

 

- Ok mais je peux passer quand même ce soir ?

 

- Ben je viens de te dire que, en fait...

 

- Non mais j'ai compris mais en dehors de ça, ya pas d'obstacle si ?

 

-          Ben non non...

 

Bon, je me suis défendu très mollement parce que je n'avais rien de prévu, que j'émergeais du coltar de la soirée d'hier donc que mes neurones n'étaient pas encore connectées, et que globalement elle a une conversation un cul magnifique. Et puis j'avais quand même clarifié la situation donc si c'était juste pour la nuit, franchement, il y a des manières plus désagréables de passer un samedi soir.

 

Je donne donc mon accord, elle prend sa voiture et vogue la galère, direction mon appart. C'est là que les emmerdes commencent.

 

"Allo, je suis paumée"

 

Ok, pas de souci, c'est normal, elle n'est venue qu'une fois et j'étais là pour indiquer. Je lui demande où elle est, elle me donne un nom de rue qui ne me dit rien, donc je branche Mappy.

 

"Ok, je vois où tu es, tourne à gauche à la prochaine et..."

 

"Non je suis allée à droite, je suis paumée là, help !"

 

"Ouais forcément, si je vais sur Mappy, faut pas bouger hein ! Bon t'es où là ?"

 

Elle me donne un nouveau nom de rue. Je regarde.

 

"Ok pas grave. Tu récupères le rond point et..."

 

"Non mais j'ai pris la Défense là, je sais pas comment m'en sortir"

 

"Mais PUTAIN ARRETE TA BAGNOLE si tu veux que je te guiiiiiiide"

 

Déjà, les nerfs cèdent.

 

Bref, je vous épargne les autres incidents de parcours, ça me fatigue d'avance. Elle arrive enfin chez moi. Franchement, elle est pas mal du tout. Ca compense un peu.

 

Musique sympa, appart rangé d'hier (ok les bouteilles trainent encore mais elle fait aucun commentaire, c'est bien, ça, bon point). On se rapproche, les caresses deviennent un peu plus intimes.

 

Et là...

 

"Ca va là quand je fais ça ?"

 

"Oui oui"

 

"Et si je fais ça ?"

 

"Oui..."

 

"Et là, t'es bien ?"

 

"Oui oui"

 

"Et comme ça je t'écrase pas trop ?"

 

"Non non"

 

"Et ma main est agréable ?"

 

"Oui"

 

"Et je bouge pas trop vite ?"

 

"Non"

 

"Et c'est bien, là ?"

 

"Oui oui"

 

"On est bien comme ça hein ?"

 

"Oui"

 

"Tu aimes bien comme ça ?"

 

"MAIS RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA"

 

Bon, heureusement, il y a un moyen simple et agréable de faire taire les filles (han, que de machisme sur ce blog, évitons la dérive, vite, vite, parlons d'escarpins et de bottines).

 

Et là les choses basculent, comme la dernière fois. A noter qu'elle arrête ce qu'elle fait pour parler, d'où double frustration.

 

"Tu m'aimes ?" qu'elle fait.

 

"Ben, euh..."

 

"Tu trouves pas qu'on forme un super couple ?"

 

"Non mais..."

 

"C'est super comme on est complices, on est amoureux et tout"

 

"Attends, attends..."

 

On se pose, je la fais arrêter ce qu'elle était en train de faire, je lui explique de nouveau que, vraiment, non, ya pas moyen qu'on sorte ensemble.

 

"Mais pourquoi ?" demande-t-elle.

 

"Ben, comme je te l'ai dit au téléphone, en ce moment je préfère papillonner, un peu, rien de vraiment sérieux"

 

"Papillonner, comment ça ?"

 

"Ben..."

 

"Tu couches avec d'autres filles, c'est ça ? Mais comment tu peux me faire ça ?"

 

"Hein ?"

 

Grand moment de vaudeville. L'épouse humiliée se lève à moitié nue et marche d'un pas rageur vers la porte pour retrouver sa dignité foulée aux pieds par le mari volage. Ledit mari cherche d'un air affolé quel contrat de mariage il a bien pu passer sans son consentement. C'est ça les soirées où l'on boit trop.

 

Je proteste, elle râle, je justifie, elle grogne, je calme le jeu, elle me saute dessus.

 

"Euh, cette fois tu as compris que yaurait rien de plus entre nous, hein ?" je demande, prudent.

 

"Non mais tu vas voir, coucher avec moi c'est indescriptible, tu vas etre accro, ça a toujours marché jusqu'à maintenant"

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

"Je crois pas que ce soit une bonne idée" je fais doucement.

 

"Mais si, mais si, allez, à poil !"

 

"C'est demandé super gentiment mais vraiment, là, je t'assure, ça va pas me faire changer d'avis hein..."

 

"Tu insinues que je baise mal ?"

 

"Mais noooon c'est pas ce que je veux dire mais..."

 

"Ben alors te prive pas bordel !"

 

"Mais..."

 

Elle a des arguments très persuasifs, et accessoirement m'avait laissé avant la dispute à un niveau d'excitation préjudiciable au fonctionnement de mes cellules nerveuses. On couche donc ensemble.

 

2h plus tard, on se laisse tomber sur l'oreiller, suants et haletants (non en vrai ça n'a pas duré deux heures mais faut bien faire sa pub de temps en temps). On reprend notre souffle. On boit de l'eau.

 

"Bon, alors tu peux jeter tes autres pouffes et etre en couple avec moi ?" elle demande.

 

"Ben non, toujours pas..."

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

Gros blanc.

 

"J'ai mal baisé, c'est ça ?"

 

"Ben non mais rien à voir, je te l'ai dit depuis le début, je suis pas en ce moment dans une phase de..."

 

"On danse ?" qu'elle me coupe.

 

Oui, j'avais commis l'erreur de dire que j'adorais le déhanché des filles en soirée. Elle met cette connaissance en pratique en commençant à s'agiter sur... du ska. Je vous passerai le résultat atroce.

 

"Tu t'imagines, quand on ira en boîte, je serai sur le podium et tu seras juste derrière moi, juste comme ça derrière mon cul, et on ondulera et tout le monde sera jaloux !"

 

"Non mais..."

 

"Et cet été à la plage ça serait trop la fête, tu t'imagines dans ma villa au Portugal ? Ya du sable blanc, des cocotiers et nous, rien que nous, et faire l'amour tout le temps ! Tu es libre en juillet ?"

 

"Mais putain..."

 

"Bon, on recouche, j'ai re-envie ?"

 

Cette fois, je commence à en avoir tellement marre que même mes bonnes manières proverbiales et ma libido contestataire disparaissent. Je prétexte la fatigue et la soirée d'hier en disant que je suis complètement crevé et que j'aimerias bien dormir.

 

Evidemment, je me sens obligé de lui proposer l'hébergement, faut pas déconner non plus. En priant pour qu'elle refuse.

 

"Ah ouais ta soirée ! Tu en as sauté beaucoup de tes pouffes pendant la soirée ? Putain et elles disent rien ? Et elles savent que tu m'as vu ce soir ? Parce que maintenant ça va leur faire de la concurrence, hein !!!"

 

"Euh donc tu veux rester ou pas ?" je bredouille, incapable d'articuler une pensée cohérente.

 

"Non, déjà je m'en veux d'avoir couché avec toi alors que t'es qu'un connard, alors je vais pas rester en plus hein !"

 

"Ok, donc..." je commence.

 

"Mais tu m'appelles hein ? Promis ?"

 

"Ben..."

 

"Oui oui oui blablabla, bon ok, t'es bizarre mais j'assume, tu me rajoutes à la liste des autres connasses alors ? Mais tu promets de m'appeler en premier ? Elles vont pas comprendre ce qui leur arrive"

 

"Ben..."

 

"Merci t'es chou !" (et là elle voit ma glace) "Putain tu trouves pas que j'ai un cul magnifique ? Tu te rends compte de ce que tu perdrais si tu me jetais ? Han mais sérieux c'est trop beau ! Et tu n'as pas tout vu, je peux te rendre folle avec"

 

"Euh... ok"

 

"Bon allez je pars"

 

La porte se referme.

 

Je pousse un soupir de soulagement. Je m'affale contre un mur.

 

La sonnette retentit.

 

J'ouvre la porte.

 

"Et mon bisou ?" qu'elle fait.

 

Je l'embrasse rapidement.

 

"Tu es sûr qu'on a pas le temps de..."

 

"Je suis crevé" je fais.

 

La porte se referme.

 

Définitivement.

 

Oh putain.

 

Hors concours. Hors concours. Tirez-moi une balle.

 

 

 

Commentaires

vinsh | 03 septembre 2008

Pardon, je débarque, mais du coup, un peu plus d'un an et demi plus tard, plus du tout de signe de vie de cette douce créature?

Lys | 03 septembre 2008

Aujourd'hui c'était la rentrée des classes non ?
Et c'est quand ta rentrée à toi, Grenouille ? parce que bon les rediff ...

ororuK | 04 septembre 2008

J'avais déjà lu mais c'est toujours aussi impressionnant !

anyia | 04 septembre 2008

j'avais jamais lu, et le mot est juste : "hors concours". J'm'en remets toujours pas, je suis morte de rire.
Comment tu fais pour trouver des nanas pareilles???

Angélisme | 04 septembre 2008

L'histoire date mais c'est un régal de lecture!!

nonolerobot | 04 septembre 2008

c'est effroyable, je suis pleine de pitié pour toi!

Crevette | 09 septembre 2008

Mais en fait, ça voudrait dire que je suis une fille saine d'esprit finalement...

Purée qu'est-ce que ça soulage !!!!

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