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31 août 2008

Rediffusion 10 - Allex Xandrin

21 août 2006

 

Allez Xandrin !

 

 

 

J'ai dix minutes à perdre, aucune idée brillante
Je dois rendre un article avant minuit sonnante
Et quand je lui demande "hola, Krisprolls, que faire"
La voilà qui répond "écris-le donc en vers"

 

 

Pas le temps de filer chercher la rime ailleurs
Il va falloir tout pondre à dix-sept noeuds à l'heure
Lors qu'un seul noeud suffit à la plupart des gens
Pour le garçon dehors, pour la fille dedans.

 

 

Restons poétiques et écartons l'hémistiche
Et plongeons notre dard dans ces fesses postiches
Le temps passe et les vers ne sont pas plus faciles
L"exercice est sympa mais la rime est futile

 

 

Et quoi, de quoi parler, raconter le week-end ?
Mais je n'ai pas de mot qui rime avec week-end
(là je suis fier de moi, j'ai pu m'en dépêtrer
Je pensais ce quatrain achevé dès l'entrée)

 

 

Le vendredi fut bien, je l'ai récupérée
Dans une vieille gare, avant potron-minet
Il faisait froid là bas, je n'avais pas de veste
Nous avons fui la pluie sans demander le reste

 

 

Le soir fut oh, si chaste, à regarder 24
Sur l'écran Jack Bauer ne cessait de se battre
Nous étions fascinés entre les murs ouatés
Au point d'en oublier parfois notre doigté

 

 

Le samedi se lève, immondice grisâtre
Sur l'écran Jack Bauer a fini de se battre
Et nos deux corps repus, sur le lit enlacés
Se réveillent enfin, l'éboueur est passé

 

 

Ces connards de voisin font un bruit de poubelle
Elle a les cheveux fous, les yeux clos, elle est belle
Il est midi passé et l'on a rendez-vous
Avec un de ses potes, au restau, boire un coup

 

 

L'ami est très sympa (ben oui, il lit le blog
Je ne vais donc pas parler de son souffle de dogue)
L'après-midi s'écoule, on s'en rentre chez nous
Parce que, dans 24, Jack Bauer prend des coups

 

 

Le dimanche est pareil, on se réveille aussi
Un peu après onze heures, un peu avant midi
Les éboueurs sont là, mes voisins je les hais
Je veux les empaler sur un manche à balai

 

 

L'après-midi enfin on rejoint Banana
Marmotte et Dje aussi, Kyrieleve... et là,
Caché dans la cuisine à nous pétrir la pâte
Nous découvrons enfin l'innommable Patate
 


Comme on est des warriors et des fêtards finis
On se bourre la gueule avec du champomy
On finit les bonbons, et puis pour se détendre
On parlera de cul (de cul - mais un peu tendre)

 

 

Puis l'on rentre chez moi, d'un pas tout titubant
D'avoir trop avalé de haribos gluants
Et l'on s'arrête enfin au Paradis du Fruit
Je ne vous dirai pas ce que la folle a pris

 

 

Si j'osais je mettrais ces atroces photos
Qui montrent une blondasse avec un grand couteau
Attaquant une glace plus énorme qu'elle
(quand elle lira ça, ce sera le bordel)

 

Quand on rentre chez moi, la nuit est avancée
Jack Bauer n'est plus là, il faut se consoler
Car le matin est proche et le boulot aussi
La putain de sa race, j'aime pas les lundis

 

 

Et puis elle est partie, légère et aérienne
Pour aller visiter la rue de Rivoli
Et pendant qu'au boulot, je trimais comme une chienne
Elle a pris plein de trucs - qui sont, euh, très jolis.

 

Commentaires

Gajal | 31 août 2008

n'était ce pas à cette période que tu jouais un Toréador qui ne parlait qu'en vers?

c'était assez impressionnant

Nakito | 31 août 2008

Ah, je l'avais raté, celui-ci !
Vive les rediffusions... surtout qu'honnêtement, c'est vraiment poilant, encore plus drôle que certaines anecdotes.
Et jack bauer, my hero forever !

ororuK | 01 septembre 2008

Joli ! Très bel exercice de style ! :)

Chipolata | 01 septembre 2008

Haaaaan le vieux coup de vieux...

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