« 2008-06 | Page d'accueil | 2008-08 »

31 juillet 2008

I said captain, they said work (revampé)

Ouais, je sais, le titre est une repompée honteuse d'un de mes anciens articles mais j'assume totalement, aussi droit dans mes bottes qu'un poisson mal cuisiné.

Ca fait longtemps que je ne vous avais pas parlé de boulot, tout simplement parce que ça se passait plutôt bien. En dehors d'une stagiaire lascive par ci et d'un DG pervers par là, les choses tournaient à peu près normalement.

Mais ces derniers temps, ça a été déclaration de guerre sur déclaration de guerre. J'ai perdu un commercial, j'ai récupéré des dossiers pourris, on a voulu me changer mon contrat, on a voulu plafonner ma rémunération.

J'ai sauvagement contre-attaqué en leur mordant le nez.

Depuis, nous sommes en pourparlers pour trouver une sortie de crise (c'est classe l'expression sortie de crise, ça donne un peu à penser que je bande comme Gaza). Je demande deux gars de plus, dont un confirmé, ils ne veulent me donner qu'un junior, ça râle, ça gueule, ça pleure à tous les étages, un peu comme un épisode de 24h chrono mais sans les têtes nucléaires armées.

En gros, ils me disent que je ne fous rien ou presque. Je leur réponds que le "presque" suffit pour être le meilleur et que je les emmerde. Ils me rétorquent que c'est un mauvais exemple pour les autres. Je contre-attaque en expliquant que, bien sûr que si, ça leur prouve que si jamais ils marchent bien, ils pourront avoir les mêmes privilèges. Ils me disent que je suis un chieur. Je leur réponds que je les aime aussi.

Hier, j'ai mangé avec mon PDG. Il m'a invité à la pizzeria. On a même eu droit à un quart de vin.

Je crois que c'est un retour en grâce.

29 juillet 2008

Ma voisine la tueuse

Minuit, l'heure du crime.

Pour une fois que j'ai décidé de me coucher tôt (et seul), ce sont les voisins qui ont décidé de s'y mettre. Je ne sais pas si c'est le silence dans mon appart qui me permet de les entendre, ou si ils ont décidé de célébrer leur heure de sexe mensuelle, mais en tout cas on entend très bien. La fille couine son amour dans un halètement asthmatique alors que le mec ahane tel un bûcheron en semi-rut.

Je ne serais pas surpris qu'il y ait une machine à laver dans l'histoire.

Ca tangue et ça gémit, je commence à me dire que j'aurais mieux fait d'inviter quelqu'un ce soir histoire de passer le temps agréablement - et on frappe à mon plafond à coups de balais.

"C'est pas bientôt fini ce bordel ?" j'entends la furibonde du dessus gueuler. "Il est minuit et je veux dormir".

Après le râteau par erreur, voici le sexe par erreur. Je suis maudit.

27 juillet 2008

Ma soeur, la greluche

(Ante-Scriptum: ça y est, on voit le gland de la grenouille dans le dessin de dessous, je savais que ça vous manquerait). 

 

Comme beaucoup de gens qui souffrent au quotidien, j'ai une soeur. Que j'aime beaucoup, bien sûr - particulièrement maintenant qu'elle est en âge de me présenter ses copines. Seul souci, elle est sur Grenoble et moi sur Paris, ça complique les choses niveau relation à distance. Mais pour s'occuper de temps en temps, c'est parfait.

Tiens, oui, d'ailleurs, pendant que j'y pense, pourquoi tu ne me présentes jamais tes copines, connasse ?

Hum.

Voici une semaine, c'était donc l'anniversaire de ma soeur, et encore plus récemment sa fête. Les deux à la fois, joie et bonheur dans tous les coeurs, ça méritait bien un petit trekking en Allemagne pour aller lui souhaiter tout ça, lui claquer la bise et m'extasier sur ses 22 ans et oh-la-la ce que ça pousse vite. Donc aussitôt dit, aussitôt fait, je m'élance vers les lointaines contrées teutonnes avec son cadeau sous le bras.

Le cadeau, donc.

Le cadeau.

Il faut savoir que ma soeur a héritè de toutes les gènes sportives de la famille. Lorsque je vais en soirée, elle fait de l'alpinisme. Lorsque je regarde un DVD, elle fait de l'équitation. Lorsque j'écris sur le blog, elle fait du VTT. Lorsque je fais du jeu de rôles, elle part en randonnée avec son sac sur le dos.

Bref. Ma soeur, en tout état de cause, est l'antithèse totale de la greluche parisienne que vous, ô lectorat que j'aime et idôlatre, représentez quand même plutôt pas mal (oui, même toi dans le coin avec tes poils sous les bras et tes testicules trop pleines d'une attente insoutenable de l'être cher qui arriverait par le métro du matin).

Elle met peu de maquillage (voire pas), peu de bijoux (voire pas), peu de choux, de joujoux, de hiboux ou de poux. Elle serait plus bermuda sympa que robe de soirée.

Ayant tous ces éléments en ma possession, j'ai donc fait ce que toute personne saine d'esprit ferait: j'ai consulté mon parterre de greluches 100% parisiennes pour avoir des idées sur quoi lui trouver.

Et finalement, sur un conseil de Krisprolls, j'ai déniché ça:

 

sacaq2.jpg

Vous allez me dire: "mais t'es pas un peu con de suivre les conseils pleins de Koalas de Simone de Bougeoir ?"

Vous allez me dire: "mais c'est quoi ce sac de merde que ta soeur pourra même pas y mettre son nécessaire d'escalade ?"

Vous allez me dire: "hiiii c'est du comptoir des cotonniers trop fachion que c'est trop bien pour ta soeur qui a des bleus partout"

Vous allez me dire: "t'aurais pas pu cotiser à l'achat de sa guitare comme un frère sympa ?"

 

Ben je lui ai offert hier. Je flippais grave. Et elle a beaucoup aimé.

 

C'est officiel, ma soeur est une greluche.

25 juillet 2008

Très déchu

Je suis depuis longtemps (je dirais bien depuis toujours, mais sa modestie en souffrirait) un admirateur de Monsieur le Chien, ce contribuable moyen à la vie sexuelle aussi monotone que son coup de crayon est exceptionnel, et aux enfants rataflüpeurs qui prouvent qu'à un moment, un jour, sa femme a bien voulu se faire honorer. Peut-être même par lui.

Bon.

L'année dernière, n'hésitant pas à piocher dans mes économies gagnées durement à la sueur du front de mes voisins, je m'étais procuré sa première BD, et il m'avait fait cette dédicace:

 

chien2jv0.jpg

 

Vous reconnaîtrez l'oeil vif et le poil soyeux qui me caractérisent. Gauthier rajouterait que cette manière de me faire monter par un homme montre bien mon homosexualité latente, mais si c'est le cas vous conviendrez que je n'ai pas l'air d'en retirer beaucoup de plaisir.

Ceci était donc en 2007, nous sommes bien d'accord ?

Eh bien le fourbe a récidivé. Il a de nouveau sorti une BD (Homme qui pleure et Walkyrie), il a de nouveau foulé aux pieds les règles les plus élémentaires de la bienséance, et son opus est désormais dans toutes les bonnes librairies. Je ne saurais trop vous le conseiller, ça déchire, il a à peu près autant de talent en dessin que moi en cunnilingus.

Non, c'est un mauvais exemple.

Toujours est-il que voici sa nouvelle dédicace. Et quelque part, je ne peux m'empêcher de penser que quelque chose a changé entre nous.

 

chien3bistj8.jpg

Mon cavalier m'a abandonné...

24 juillet 2008

C'est honteux

J'ai parié avec Monsieur F devant le film Hulk (n"y allez pas, c'est nul à chier) que l'actrice principale était la même que dans le diable s'habille en Prada.

J'ai perdu. Dans un cas c'est Liv Tyler, dans l'autre c'est Anne Hattaway. Mais merde, quoi, avouez qu'elles se ressemblent.

 

C57720~Liv-Tyler-Posters.jpg

 

 

anne-hathaway-becoming-jane-new-york-movie-premiere-arrivals-w0DWA3.jpg

 

 

Du coup, j'ai dû inviter Monsieur F dans un grand restaurant.

Hmpf.

Chaîne, chaîne, chaîne, chaîne on you

C'est un peu la catastrophe. Ca vous tombe dessus tous les ans à la même période, un peu comme les articles sponsorisés (mais en moins lucratif): les chaînes. Ces trucs à la con qu'on vous demande de remplir pour exposer devant tout le monde ses peurs, ses joies, ses peines et ses fissures.

Moi dont la pudeur n'est plus à démontrer, j'hésite.

Seulement là, ce n'est pas UNE chaîne, mais DEUX, qu'on me demande de compléter.

Sur le côté gauche du ring, avec un string en dentelle et des seins vifs et saillants, Parking sur Cour me propose un portrait chinois qui n'a de chinois que la zone érogène.

Sur le côté droit du ring, avec un tanga transparent et des étoiles sur les seins, Alexiane me demande de lister cinq peurs enfantines.

Du coup, avec cette efficacité qui fait l'envie de toutes les filles de part le monde (1mn chrono, c'est pas de l'efficacité ?), je me suis dit que je mutualiserais, ça allait simplifier les choses. Pour la première fois, sous vos yeux ébahis, un homme va tenter de réaliser l'impossible, à savoir faire deux choses à la fois.

Vous êtes prêts ? C'est parti.

Si j'étais un slip (c'est quoi ces questions de merde ?), je serais propre et en coton. Parce que c'est important de caresser avec douceur et que le string est très désagréable sous les doigts.

Ma première peur enfantine, ça a été la lecture à neuf ans des dix petits nègres d'Agatha Christie. J'en ai fait des cauchemars pendant plusieurs nuits, jusqu'au moment où je suis carrément allé me réfugier dans le lit de mes parents. A neuf ans. J'ai honte (mais putain, ça fait vraiment flipper cette saloperie).

Si j'étais un sextoy, je serais un canard avec une boule dans la bouche, tout simplement parce que.

Ma seconde peur enfantine, ça a été la peur de mon placard et du gars qui devait certainement s'y trouver pour m'égorger. Du coup je guettais les bruits de mes parents dans la pièce du dessous et j'essayais désespérément de m'endormir avant qu'ils partent se coucher et me laissent seul. Dur, dur.

Si j'étais un fantasme, je serais la fille accroupie. No surprise here. A noter que Princesse (tain c'est nul comme pseudo quand meme) s'est renseignée et que ça veut dire qu'on aime voir les filles pisser. Je suis obligé de dire que non.

Ma troisième peur enfantine, ça a été la peur de l'éternité (ouais, super jeune, comment c'est pas drôle). Du coup pour éviter ça je me suis déclaré agnostique. Mais bordel, ce que ça a pu hanter mes nuits, l'idée du paradis et de son "pour l'éternité".

Si je devais faire l'amour avec un animal, ce serait une femme, bien élevée, tatouée et sans maladies.

Ma quatrième peur enfantine, c'était le soldat Séphero. Parce que dans la Marseillaise, moi j'entendais "mugir Séphéro, ce soldat" et je me demandais pourquoi il mugissait comme ça et ce qu'on avait bien pu lui faire.

Si je devais dire quelque chose au creux de l'oreille pendant que je fais l'amour, j'hésite entre "je t'aime" et "mais en fait tu t'appelles comment ?"

Ma cinquième peur enfantine... mais j'avais peur de rien quand j'étais gamin moi. Ah si, la peur de l'asphyxie quand on me mettait la tête sous l'eau dans la piscine. Qu'est-ce que j'ai pu briser comme tibias à coups de pieds tellement je me débattais. Faut croire que la famille a des idées différentes de moi de l'humour enfantin.

Si j'étais Clara Morgane avec mon cerveau actuel, je serais avec Grenouille.

Si j'étais une zone érogène, je serais, pour une fille, cet endroit au creux du cou juste près de la nuque qui provoque des frissons. Et pour un mec, le bas des couilles.

Si j'étais un détail absolument irrésistible, je serais un regard embué qui s'éclaire.

Si j'avais une morale sexuelle, ce blog n'existerait pas.

Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin, j'essaierais de découvrir mes nouvelles zones érogènes et le moyen de les satisfaire.




Ouf.

Je donne cette chaîne à tous les gens qui ne les ont pas encore faites dans la liste à ma gauche. Et puisqu'il faut bien faire un choix, la chaîne "cauchemars" ira au vodka club, et la chaîne "portrait chinois" ira aux gens biens.

23 juillet 2008

Fourrière aux amendes

Entre midi et deux, je gare en catastrophe ma voiture rue de Rivoli pour récupérer un bouquin à la librairie anglaise. Je me gare sur une place livraison, certes, mais entre dix autres voitures dans le même cas et en warning - je n'en ai que pour cinq minutes.

 Je rentre, je trouve le bouquin, je paie, je sors - juste à temps pour voir une dépanneuse emmener ma voiture au loin. Pourquoi la mienne parmi tant d'autres ? Mystère. Dans quelle fourrière l'emmènent-ils ? Mystère. Combien ça va me coûter ? Mystère.

 A ce petit jeu, j'ai perdu pour ces 5mn de parking la bagatelle de 136€, auxquels il faut rajouter les 20€ du bouquin que j'ai acheté et que, dans l'émotion du moment, j'ai laissé sur le comptoir de la préfourrière des Halles.

Sans compter le salut ironique de l'agent derrière la vitre qui me tend un ticket de sortie de parking et me dit "souriez un peu, ça au moins c'est gratuit, haha".

Haha.

Aujourd'hui, je n'aime plus les uniformes.

22 juillet 2008

La déchéance du Vodka Club

Lorsque vous lisez les articles qui résument les week-ends du vodka club, vous vous dites peut-être qu'on fait absolument n'importe quoi, et qu'on est montés sur piles duracell.

Entre les beuveries, les machines à laver, les psychologues jusqu'à 5h du mat, les visites de Paris déchirés, le sexe sauvage sans claquer le cul en levrette car nous sommes des gentlemen, les soirées en boîte qui se terminent avec une faim dévorante sur le Quick des Champs (ouvert 24h sur 24, pub, pub), on pourrait finir par croire que nous sommes des surhommes à la sensualité trouble et fascinante.

Que nenni (sauf pour moi).

Il nous arrive aussi, de temps en temps, d'avoir à récupérer un peu de tous ces excès, de reprendre notre souffle, de faire une pause. Et pas seulement en semaine. Là, ça a frappé le samedi soir.

Ouais. Samedi soir. Là où tout vodka club normalement constitué aurait dû aller s'agiter au milieu des poumpoum shorts des boîtes parisiennes en gloussant très fort et en emmerdant tout le monde. Mais là non.

Arrivée des dignes représentants vers 18h chez 7h* (cette phrase ne veut rien dire, change de pseudo chérie), les cernes à vif, les yeux humides, des bleus partout, la motivation hésitante. Pendant trois heures, la maîtresse de maison essaiera de mettre un peu d'ambiance et de nous faire terminer les restes de vodka de son frigo.

Mais en fait non. Hypnotisés, tassés comme des loques à dix sur le canapé géant, nous n'avons pas décollé.

Pire: nous avons regardé "un dîner presque parfait" que 7h avait enregistré. Puis l'épisode précédent, enregistré lui aussi, pour comprendre l'enchaînement.

C'est dire jusqu'où la perversion va se nicher... 

L'apogée de la soirée sera atteint lorsqu'on trouve un exemplaire du magazine GQ dans le salon. Monsieur F avec délicatesse fait: "mais c'est un magazine pour tafioles, non ?". Le frère de 7h48, à côté de nous, et à qui ça appartenait, a fait la gueule.

M'enfin comme notre soirée était perdue, on a répondu au questionnaire du magazine.  Gros titre: quelles sont vos connaissances sexuelles ?

Bon. Autant dire que ce n'était pas facile (surtout pour des gens purs et innocents comme nous). Des questions pour savoir la durée du rapport moyen chez l'homme (réponse 7 minutes), le pays qui en a le plus (réponse la Grèce), la durée du coït de la baleine (réponse 15 secondes), le nombre de personnes qui avouent être allés en club échangiste (réponse: 3,4%) ou aller voir des prostituées (réponse: 11%).

Bref, on s'est amusés comme des petits fous.

Ceci dit, je voudrais faire ici une dédicace au frère de 7h48, qui à lui tout seul a répondu à la moitié des questions pour nous, sans la moindre hésitation.

Extrait de conversation:

- Quel est le vrai nom de Clara Morgane ?
- Euh...
- Pff...
- C'est qui...
- Tain vous êtes nuls, c'est Emmanuelle Munos le nom, vous avez jamais vu la Cambrioleuse et la Candidate ?**

- Parmi ces quatre acteurs pornos, lequel a le plus gros sexe ?
- Ben...
- Hmm....
- C'est quoi un sexe ?
- Bordel mais faut tout faire à votre place, c'est évident que c'est [insert bonne réponse ici dont je ne me souviens plus]

Merci à toi ô frère, ta culture extensive nous a sauvés.

 

Voilà. Vous nous imaginiez donc stuprant et luxurant dans les sombres prairies de la dépravation des nuits parisiennes. Mais en vrai on a mangé des pâtes en regardant la télé, en répondant à un quizz, et en se collant des post-its sur la gueule.

Un samedi soir.

Ya plus d'jeunesse.

 

* 7h48 essaie de communiquer avec nous dans son dernier article, avec un message secret caché avec adresse. Mais comme elle a merdé sur les lettres, ça ne veut rien dire. 7h, je t'aime
** Merci Wikipedia

21 juillet 2008

This, my friend, is a test

Bon, voilà, j'ai un nouveau blog.

Bon, voilà, j'ai une nouvelle interface.

Bon, voilà, j'ai une nouvelle adresse.

Quelque part, ça déchire.

 

...

 

Le président Sarkozy décide de tester l'efficacité des différents corps de police ou d'armée afin de réorganiser un peu tout ça. Dans ce but, il réunit la DST, le GIGN et la gendarmerie nationale et leur donne une mission simple: ceux qui mettront le moins de temps à attraper un lapin dans une forêt auront gagné.

La DST s'y colle en premier. Elle installe des micros partout, interroge les habitants des alentours, fait tapiner de fausses lapines, étudie les empreintes laissées sur le sol - et deux jours plus tard, elle revient avec un lapin.

C'est au tour du GIGN. Ils sortent le napalm, les bazookas, les fusils d'assaut, les grenades, mettent le feu à la forêt, rasent tout. Trente minutes plus tard à peine, ils reviennent avec un cadavre de lapin.

Finalement, le fleuron de la France, la Gendarmerie Nationale, se met de la partie. Elle pénètre dans la forêt - et trois minutes après, revient avec un renard qui gueule "ok ok, arrêtez de cogner, j'suis un lapin !" 

 ...

Désolé.

19 juillet 2008

7h48 m'en veut

Je remarque que je n'ai pas à m'emmerder à faire des articles construits avec stupre et luxure puisque finalement ceux qui vous titillent le plus sont ceux qui parlent de vos origines géographiques. Merci à tous d'ailleurs, ça m'émeut de voir ça.

(Message personnel: les gens de Bretigny-sur-Orge, faut qu'on parle, tata 7h48 a quelque chose à vous dire).

Bon. Donc j'ai compris, raconter les turpitudes des soirées du vodka club ne vous fait plus rêver. Mais ça n'empêche, cette fois-ci, vous n'allez pas y couper.

Putain, par où commencer...

Comme d'habitude, nos week-ends sont de grands n'importe quoi, encore plus lorsque les gendarmettes s'en mêlent. Mais si, les gendarmettes, remember, rappelez-vous, j'en parlais ici et , voire (et discrètement par ici, mais chut). Une amie de 7h et ses camarades de promo.

Ben voilà, les gendarmettes sont revenues. Deux d'entre elles, en tout cas. La première s'appelait déjà Princesse Gendarmette dans les articles précédents (on va rester sur Princesse, ça va plus vite à écrire et ça fait penser qu'elle ne fait pas caca).

La seconde va désormais s'appeller Indesit.

Bon.

Nous décidons d'organiser, grâce à Monsieur F et ses connexions dans les hautes sphères de l'ingéniérie moderne, un bon petit restau bien sympa avec alcool à volonté en plein coeur du 16e, à savoir à la maison des Arts et Métiers.

Pour ceux qui ne connaissent pas, à condition d'avoir sa carte de l'ENSAM, cet endroit au service impeccable et au style classique-chic permet de manger très bien pour 32€, avec les vins à volonté. On notera juste que, pour moi qui n'aime pas trop le poisson, on a eu droit à une entrée au saumon, et un bar comme plat principal. Yeah baby. A la personne qui m'a fait remarquer que de toute façon j'étais un pilier de bar, je répondrai: "c'est cui qui le dit qui y est".

Bref nous sommes treize à table, nous buvons amoureusement, nous mangeons délicatement, nous faisons la fermeture du restaurant - au passage, publicité mensongère, le vin n'est PAS à volonté, ils ont fini par nous couper les vivres.

Retour chez moi pour une partie de psychologue d'anthologie entre Monsieur F, 7h48, Gajal, Cyrius, les gendarmettes, le Maniac, Titounne et si j'ai oublié quelqu'un je m'en excuse platement.

Nous noterons que Cham a fui l'appart vers 1h du mat après un échange de texto avec son mec pour planifier leur copulation nocturne. C'est attendrissant.

Bon. Vous ne connaissez toujours pas les règles du Psychologue ? Ne comptez pas sur moi pour les révéler puisque certains d'entre vous se retrouveront peut-être dans de futures soirées du vodka club. Mais qu'il vous suffise de savoir qu'on en apprend beaucoup sur les gens présents, et généralement dans des domaines délicats, raffinés et sexuels.

Le psychologue, c'est le jeu de la bouteille pour les plus de 14 ans.

Bref - au bout de deux heures de partie alcoolisée, on apprend l'attirance mutuelle de pas mal de monde dans la pièce, on découvre qu'il s'en passe de belles sous les fenêtres des foyers de France, on observe que certaines gendarmettes devraient avoir honte, et on perd de plus en plus 7h48 sous perfusion de vodka.

Puis tout le monde se sépare dans la joie et la négresse et je me retrouve, dans un hasard qui me stupéfie moi-même, avec Princesse, Monsieur F et Indesit sur les bras. Comme il y a deux lits disponibles, j'héberge ladite Princesse et Monsieur F se rapproche d'Indesit (c'est bien, le psychologue, hein ?).

Or j'habite un appartement avec une seule grande pièce, ce qui a un peu compliqué la vie nocturne des protagonistes.

Vous allez donc me dire: "pourquoi tu appelles la seconde gendarmette Indesit ?"

Parce que c'est la marque de ma machine à laver et que si jamais elle ne marche plus après cette nuit, j'en voudrai beaucoup à Monsieur F.

Toutes les notes