« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-07 »

29 juin 2008

Boudiou et crevindju

Samedi, en pleine gaypride et sur une impulsion incompréhensible, j'ai changé de téléphone portable pour prendre un modèle à écran tactile, le LG KU990.







Comme tout boulet qui n'y connaît rien en portables mais qui est très fier de son acquisition, je suis allé le promener sur le nez de Gauthier samedi soir.

- T'as vu comment il est beau, j'ai fait avec fierté.
- Ah tiens t'as le même modèle que moi

Bon. J'ai un peu boudé. Mais comme je suis quelqu'un de foncièrement sociable, j'ai continué à faire mon gros lourd auprès de Flamèche.

- Hey, regarde, t'as vu, j'ai un nouveau téléphone
- Ah c'est marrant, j'ai le même


...

...

Mon individualité souffre.

28 juin 2008

Chers voisins

Je vais fêter mes 10 ans cet après-midi au 4e étage. J'espère qu'on ne fera pas trop de bruit et qu'on ne vous dérangera pas.


Bon.

J'ai trouvé ce mot sur la porte de mon immeuble, avec une écriture hésitante et des paillettes tout autour du dessin.

Pourquoi ai-je le sentiment que personne n'ira l'emmerder, elle, en disant qu'elle fait trop de bruit ? Parce qu'elle ne boit pas de vodka ?

Hmpf. Moi je dis, il y a deux poids, deux mesures.

27 juin 2008

Bad hair days

Non, je ne parle pas du blog ô combien fameux de la Vicky des familles, mais simplement de ces jours où les filles semblent avoir une volonté universelle et cosmique de se comporter comme des chieuses.

Si si, ça arrive.

Ca fait près de deux ans que je vous épargne les recherches google, parce que certes c'est marrant et drôle et rigolo et amusant, mais au bout d'un moment on finit par se lasser des gens qui tapent "couille bleue" et "tournedos de connasse poilée".

Seulement là, je peux difficilement résister au plaisir de vous les faire partager - et pas seulement parce que je n'ai pas trop d'idée d'article là maintenant tout de suite.


- Mec qui ne prend aucune initiative

- Loser mauvais coup

- ils sont tous des mythos

- Il me fait mal au lit

- Mon mec pue comment faire

- Frein cassé tourniquet kama sutra


Alors voilà. Je voudrais poser une question toute simple et pourtant pleine de sens. Quand toutes les filles de la planète ont décidé que leur mec était nul... pourquoi google me les envoie-t-elles ?

25 juin 2008

Sainte beuverie, revolution

Bon, j'arrête avec les jeux de mots foireux du titre (mais un prix sainte-beuverie, ce serait énorme) et je termine de vous raconter le week-end. Avec amour et tendresse.

On en était au moment où nous arrivions devant Notre-Dame pour jouer les touristes ET récupérer un Monsieur F bourré auvergate. Il est en train de se diriger en titubant vers une statue équestre, il nous voit, un grand sourire éclaire son visage et son mètre 95 se met en branle vers nous dans la même démarche chaloupée. Oh my fucking god, je ne l'ai jamais vu dans cet état. En même temps, il a l'air content.

"Ouaaaaaaais !" qu'il fait.

C'est bon, il est effectivement content.


(Photo bonus: tellement floue qu'on n'a pas besoin de mettre de carrés blancs, pour une fois !)




 




Je vous passe les détails des spectacles autour de Notre-Dame, notamment un jongleur avec des bolas enflammés qui déchirait sa mère dans une assiette de frites pimentées. On notera simplement qu'à un moment un membre du public bien déchiré s'empare des bolas pour tenter lui aussi de faire quelques figures, et que la boule enflammée est partie s'écraser dans le public. Loin de nous heureusement, donc on a superbement ignoré les cris d'agonie qui se sont élevés.

Puis on prend congé de Gauthier/Emma/Psy (ouais, j'avais anticipé à l'article précédent, mea culpa, tout ça, c'est pas comme si vous aviez été intéressants pour l'histoire du samedi, bande de comateurs). Et j'héberge tout le reste de la troupe, à savoir les gendarmettes et Monsieur F.

Je sais ce que vous allez me dire. Trois filles, pourquoi tu t'encombres de Monsieur F ?

Et je répondrai que mon sens de l'amitié dépasse toutes les frontières. Ca, ou bien j'appréhendais les reproches des autres si jamais il passait sous les roues d'une voiture, ou bien j'essayais de me construire une réputation altruiste de mec bien et honnête et absolument non-obsédé.

On se décide donc à rentrer à 5 chez moi. Et c'est là que la lose s'empare de nouveau de nous.

Toi aussi, apprends à compter dans toutes les langues.


Lose number uno

"Bon, comment qu'on fait pour aller de Notre Dame à Chatelet à pied ?" que je demande avec mon sens de l'orientation proverbial.
"C'est par là !" meugle un Monsieur F au mieux de sa forme.

On lui emboîte le pas. A la vue du Panthéon, une certaine hésitation se fait jour.



Lose number deux

On retrouve le bon chemin, on arrive à Louvre-Rivoli. C'est la ligne 1, le métro est ouvert toute la nuit, c'est donc bueno pour rentrer chez moi.

Seulement voilà, les grilles sont en train d'être fermées par les contrôleurs. Je leur demande si j'ai mal compris, si il y a bien des métros toute la nuit. Leur réponse: "oui, partout à Paris, mais pas cette station".

J'adore.



Lose number drei

On marche donc jusqu'à la station Palais-Royal. A un moment, erreur fatale, je relâche mon attention de Monsieur F. Dix secondes, hein, pas plus.

Ben ça lui a suffi. On le voit passer en trombe sur le vélib qu'il vient de choper.
"Weeeeeee !!!!" qu'il fait avant de manquer le mur d'un cheveu.
J'essaie de le rattraper, il se retourne pour me fusiller du regard. Et sa roue effleure de nouveau un mur.

En pleine rue de Rivoli avec le feu voitures vert, il commence à s'engager sur la route. Je le chope au dernier moment par le T-shirt. il mouline dans le vide (100Kg de muscles le bestiau, je dois le tenir à deux mains). Plus tard, il nous expliquera qu'il avait juste voulu caler la roue contre le trottoir. En pleine chaussée.

Un abonnement vélib: 10€.
10 verres de mauvais vin: 5€
Un Monsieur F sur un vélib: priceless.




Lose number four

Les gendarmettes se plaignent de leurs pieds. J'hésite à en porter sur mes épaules mais j'y renonce avec galanterie (faut pas déconner, déjà qu'elles voient Paris by Night, si en plus faut se montrer sympa). Du coup, malgre les joggings quotidiens sur l'air de "tiens, voilà du boudin", elles commencent à saturer.

Heureusement qu'on arrive au métro Louvre-Rivoli, ça va leur permettre de se reposer.

Sauf que Monsieur F, emporté par son élan, continue en vélib jusqu'à se perdre dans le lointain. On lui crie de s'arrêter, il nous hurle qu'il connaît une station plus loin et qu'il faut pas s'affoler comme ça.

Bon.

J'abandonne mon bordel auprès d'une princesse gendarmette qui a un talent de porte-manteau sans équivalent, et je cours après le fugitif. Je finis par le récupérer alors qu'il a enfin rendu son vélo et glousse avec bonheur.

Je regarde derrière moi: les filles n'ont pas suivi mais ont profité de la pause pour allumer leurs clopes. Des gendarmes qui fument comme des pompiers, c'est ça le service public de demain ? Une honte, j'ai envie de dire.

Bref, on les récupère et on rejoint Monsieur F.
Qui nous dit: "ah ben on est pas loin de Chatelet, finalement".

Monsieur F, je te hais.



Lose number je-sais-pas-comment-on-dit-cinq-en-japonais

Ma station de métro est fermée, faut descendre plus loin.



Lose number six en chinois

Je ne sais pas comment faire de bulles avec un malabar.
Dans un élan de générosité, Princesse et Princessebis m'apprennent.
Je ne sais toujours pas faire de bulles avec un malabar. Mais mon épicier et ses bouteilles de vodka auront sûrement adoré voir débarquer des filles en quête de chevwing-gums à 4h du mat.



Lose number j'ai la flemme

Nous arrivons chez moi. Il y a un lit et un grand canapé convertible.

Nous sommes cinq.

 

PS sponsorisé par l'amicale de la gendarmerie

Les gendarmettes sont des filles formidables, douces, romantiques, raffinées, qui aiment les plaisirs simples, les traiteurs chinois, les odeurs nauséabondes sur mon balcon, les DVDs pourris et les comatages avec gratouillage inclus.

Les gendarmettes sont des êtres sensibles et fragiles, qui aiment le sexe et la tendresse et l'amour.

Sauvez un gode, adoptez une gendarmette !




24 juin 2008

(Sainte) - Beuve - rie, reloaded

Je vous ai raconté le vendredi. Il me reste donc à vous parler du samedi. Qui n'est pas non plus piqué des vers. Que ça c'est une expression qui déchire.

La journée commence donc (vers midi) par un passage au McDo pour contenter tous ces estomacs féminins sur pattes. Parfois, je me dis que je suis trop gentil, mais c'est le prix à payer pour faire croire que je suis (parfois) un mec bien.

Puis passage rapide chez moi, tentative de posage de rideaux bis (ah non ça marche pas), vague comatage, douche, changement d'habits, c'est parti pour la fête de la musique. Comme tout événement digne de ce nom, ça commence par une présoirée chez Gauthier.

L'ambiance est un peu moins alcoolisée que la veille. Je retrouve Emma, les trois gendarmettes, Gauthier, le Psy. 7h48 n'est pas présente, ayant tranquillement décidé de décéder sur une plage à Djerba. Monsieur F n'est pas présent, ayant tranquillement décidé d'aller draguer de l'ibère quelque part dans Paris.

On a tous la gueule de travers, on boit du jus de pomme sans vodka et du coca sans whisky, quelque part ça m'impressionne. Visionnage des photos de la veille pour me prouver que oui, je me suis bien pris une baffe et que je l'avais mérité. Ah, tiens, effectivement, j'ai une main sous le minishort. Il y a des gens qui se formalisent pour si peu.

Accompagnant un Gauthier chancelant (tu deviens vieux, salope), on se dirige vers un McDo (de nouveau) pour le violer sauvagement.

Les lecteurs attentifs auront remarqué qu'on délaisse en ce moment un peu le Quick, c'est normal, ya des quartiers qui n'en ont pas, du coup faut faire avec. Est-ce ma faute si 7h et Gauthier habitent en no-Quick's-land ? Fin de la parenthèse.

Au McDo, première découverte de la fête de la musique. On rentre dans l'établissement et nos tympans explosent. Ces cons ont installé un sound-system en plein milieu du fast food ! Avec un DJ aux platines qui mixe frénétiquement des trucs de club bien vieux, bien pourris, et bien forts. J'avais l'impression de me retrouver à la Schtroumpf Party.

Evidemment, on choisit la caisse qui avance à deux à l'heure et on doit subir ce massacre musical pendant presque trois quarts d'heure. Mon tympan gauche décide de se détacher subrepticement, mon droit amorce une retraite stratégique. Tout d'un coup, du zouk remixé éclate dans la salle et on voit deux vieilles qui commencent à se déhancher avec énergie. C'est un peu la classe internationale.


A 15 ans, on danse à la Loco
A 20 ans, on danse au Rex
A 25 ans, on danse au Cab
A 30 ans, on danse à Bagatelle
A 50 ans, on danse au McDo.

Bon, on finit par commander, par trouver un endroit sans trop de bruit, par manger notre junk food avec tendresse, puis direction Châtelet et Beaubourg pour profiter des concerts.

Au bout d'un moment, comme ce sont des loques, Gauthier, Emma et le Psy nous abandonnent pour comater chez eux.  Et là vous vous dites: ouais, une nuit normale, quoi.

Sauf que...

Rappelez-vous qu'on a trois gendarmettes non-parisiennes en bandoulière et que les gendarmettes, outre leur propension à faire des saluts militaires toutes les trois minutes, ont une soif de savoir et d'apprentissage qui n'est pas sans rappeler le comportement du dromadaire à l'oasis de Bab-el-Oued.

Et puis elles ne sont pas parisiennes. Donc elles veulent visiter la ville, profiter de Paris by night, des monuments, des concerts improvisés, des statues équestres avec les pattes en l'air.

Des chieuses, quoi.

Et tout cela n'aurait rien été sans le coup de fil impromptu de Monsieur F, qu'on avait oublié dans toute cette histoire avec ses espagnoles, et qui a subi un ibère hic.

Sa voix est pâteuse, son expression incohérente.

- Jsuis à Notre-dame
- Ok, on arrive
- Parsssssque... j'suis à Notre-dame !
- Ouais ouais on est en chemin
- Non mais... jsuis à Notre-dame...
- Ouais !
- Tsais... à côté de Notre-dame...


Les tribulations d'un Parisien à Paris, avec un Monsieur F au bord du coma éthylique et trois gendarmettes quasi-sympathiques ? Ce sera au prochain épisode.

23 juin 2008

(Sainte)-Beuve-rie.

Ca faisait longtemps.

Ca faisait vraiment longtemps.

Ca faisait putain de longtemps qu'on n'avait pas eu un week-end un peu agité, pimenté, alcoolisé, débridé, fouetté, giflé, atomisé, crevé, défoncé et alcoolisé.

J'ai dit alcoolisé ? Oui, il me semble que je l'ai dit.

Quelque part, ça fait plaisir de revenir aux fondamentaux. Parce que bon, les week-ends à retaper son appartement, c'est sympa. Les samedis à aller au théâtre, c'est cosy. Les soirées à rentrer à minuit, c'est mignon. Mais putain, ces amas de corps qui s'étalent dans tous les sens, ça me manquait.

Commençons par le commencement, le vendredi soir. Sous l'impulsion d'un Gauthier motivé et d'une 7h exaltée, on a récupéré quelques égarées du Vodka Club, notamment une Frisée perruquée en mini-short et une marseillaise gendarmette accompagnée de ses amies tout aussi gendarmettes (mais moins marseillaises, con). Bon, et un pseudo-psy de pseudo-province, n'oublions pas.

21h, on commence à boire. 22h, on continue à boire. 23h, on se décide à bouger pour un restau. "C'est à 10m !" qu'elle gueule, la 7h.

10m. Tu parles. La perception des distances est un peu faussée quand on a 3g sous chaque paupière, et on marche bien 30mn pour trouver un japonais sympa avec des serveurs sympas.

Les pauvres.

En l'espace d'une heure et de sept bouteilles de vin, l'ambiance se réchauffe considérablement. J'aimerais pouvoir vous donner quelques souvenris de ce restau mais malheureusement ça commence à devenir confus à partir de ce moment-là. Je me rappelle vaguement qu'on a beuglé comme des malades jusqu'à 1h du mat, qu'on a fait la fermeture, qu'on se posait à haute voix des questions sur le sexe d'un(e) des serveurs(ses), que Gauthier a fait tomber trois fois ses baguettes et deux fois les miennes.

Et enfin, enfin, le grand cri du Vodka Club, qui n'avait pas retenti depuis près de six mois avec autant d'authenticité et d'ensemble, a résonné dans les rues endormies de la capitale.


Salope !
Connasse !
Ta soeur en string !


Oui, bon.

On rentre chez 7h48, mes souvenirs sont de plus en plus flous. Il reste de la vodka à vodkaïser, je m'en empare. On notera un moment intense où il paraitrait que je me suis pris une baffe monumentale de la part de la Frisée après lui avoir mis la main dans le mini-short. Evidemment, je nie en bloc.


Sur les coups de 4h du matin, une partie du groupe (les homos, les filles) décide d'aller au banana pendant que l'autre moitié du groupe (les vrais mâles testicouillés) décide d'aller se coucher. Monsieur F rentre chez lui, je décide de comater tranquillement là où je suis, sur ce canapé-lit que je ne déplie même pas.

Cette nuit paisible ne durera pas longtemps.

6h du mat, la gendarmette et son binome en ont eu marre du Banana et rentrent à l'appart. Je récupère la pemière dans les bras pendant que la binome s'effondre dans le lit du gamin de 7h (putain, qu'est-ce qu'il a pu subir, ce lit !).

6h30, la gendarmette parle.

7h00, 7h48 (cette phrase est bizarre) rentre de soirée avec 4g d'alcool par paupière et n'arrive pas à ouvrir la porte de chez elle. On va l'aider.

7h30, la gendarmette parle.

8h00, le portable de la gendarmette sonne pour la prévenir qu'une de ses copines va bientôt prendre le train.

8h30, la gendarmette parle.

9h00, le portable de la gendarmette sonne pour la prévenir que sa copine a raté le train et prend le suivant

9h30, la gendarmette parle.

10h00, le portable de la gendarmette sonne pour la prévenir que ça y est, elle est arrivée à Paris

10h30, la gendarmette parle.

11h00, le portable de la gendarmette sonne pour la prévenir que sa copine est à la porte de l'appart

11h05, les gendarmettes parlent.

11h30, 7h48 débarque avec sa voix de boulangère de Bretigny-sur-Orge.


Bref. Le vendredi soir, la veille de la fête de la musique, je n'ai pas fermé l'oeil avec 5g dans chaque bras. Le samedi soir promettait donc d'être sage. Récupération, bain moussant et sommeil bienheureux.

Mais en fait non.

 

20 juin 2008

Lose yourself

(Look, if you had one shot, one opportunity...).

Voilà, ça c'était pour les recherches google, c'est fait. Et pour une fois il y a un lien avec le titre de l'article, pas comme quand je dis bite, couille, nichon, Pamela Anderson ou Martin Solveig.

Le lien, c'est cette fameuse lose qui vous unit à moi. Parce que, soyons honnêtes, c'est toujours plus amusant d'entendre parler d'une catastrophe quelconque que d'un bonheur sans nuages. Ca a toujours été le cas, et je n'ai jamais compris ceux qui n'en étaient pas conscients.

Prenez les personnes lambdas, de votre famille ou de vos amis, que vous croisez à l'occasion d'un repas quelconque. Vous allez systématiquement en avoir qui vont vous raconter leurs vacances à la mer, ou leurs excursions sous le soleil Maya (celui qui parcourt la terre, le ciel et cherche son chemin, c'est sa vie c'est son destin). Qui vont vous parler de la naissance de leur fils, de leur mariage proche ou des succès professionnels qu'ils ont accumulé.

Mais ON S'EN FOUT !

Enfin, on est content pour eux, bien sûr. Mais en tant que tel, leurs histoires n'ont aucun intérêt puisqu'il n'y a pas de rebondissement. Formidable, tu bosses dans la finance. Incroyable, tu t'es fait un gros bonus. On en baillerait presque.

Mais fais-toi pincer la main dans le sac avec 4,9 milliards dans la balance, et tu deviens un héros.

C'est la même chose pour tout, dans une moindre mesure. Tes histoires sur tes exploits en surf en Australie ? Qu'est-ce que j'en ai à battre, je n'y connais pas grand chose en surf et tu n'es pas une brune sensuelle que je puisse imaginer avec les marques de bronzage (non que je le fasse hein, je reste gentleman, c'est un exemple gratuit).

Par contre, tu t'es fait attaquer par un requin géant mangeur d'hommes qui a tenté de te broyer la jambe avant de t'arracher ta virilité d'un coup de dents que ne renieraient pas certaines filles ? Là, ça devient intéressant. Et si on me pousse un peu, je pourrai même afficher un peu de compassion.

On dira ce qu'on veut, c'est la lose qui rend les histoires intéressantes. Les moments où on s'est cassé la gueule dans la boue, où on s'est à moitié noyé, où on a dévalé un escalier sur le cul devant cent témoins, où on s'est inscrit au sport le jour même de la fermeture du dojo (ceci est un autre exemple).

Beaucoup de gens ne le comprennent pas, ça. Mardi, j'ai dû subir trois heures dans ma bagnole un de mes commerciaux qui me racontait ses exploits féminins. C'est sûrement très enrichissant et passionnant, mais je n'en ai rien à battre, moi, des moments qui réussissent. Ce qui m'intéresse, c'est les erreurs de communication, le mauvais déchiffrage de signal, le copain jaloux au mauvais moment, le rateau qu'on n'a pas vu arriver. Ce qui m'intéresse, c'est la lose.

Combien d'entre vous viendraient ici si c'était pour m'entendre raconter les trucs qui marchent ? Hein ? Alors que quand c'est pour vous foutre de ma gueule, ya plein de monde, hein ? Ah ben bravo, elle est belle la France.

Pourquoi je vous dis tout ça ? Pourquoi je vous ponds tout un article sur la lose ?

Parce que je viens de découvrir que j'avais oublié mon vélo tout neuf, celui acheté il y a trois mois.

Dans la cave.

Cadenassée.

De mon ancien appartement.

16 juin 2008

Petit détail à la con

Je rentre dans le dojo.
Je transpire comme un porc.
Je boxe le vide.
Je projette mon partenaire.
Je me prends le tatami de plein fouet.
J'apprends à bloquer un coup de poing.
J'apprendre deux clés.
Je boxe le vide de nouveau.

Puis les deux heures se terminent et c'est l'heure du salut final. Avec bonhommie, le prof s'adresse à la salle.
"Bonne vacances à tous, reprise des cours au 4 septembre !"

15 juin 2008

Résolution number twenty-one

Ca doit bien faire huit ans que je ne fais pas de sport de manière régulière. Pas de foot, pas de natation, pas de course à pied.

Bien sûr, il y a le ski tous les hivers, mais je n'ai pas pu y aller cette année, et ça me manque profondément. Besoin d'un peu de neige dans les veines, un peu de poudreuse (la vraie, la naturelle), un peu de vent dans les cheveux défaits, je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.

Mais je digresse.

Il y a huit ans, j'avais décidé de changer de carrure et de passer d'ado timide et chétif à beau gosse sûr de lui et musclé.

Bon. Ca n'a pas vraiment marché (sauf sur la partie sûr de soi), mais c'était à l'époque passé par le sport. Du ju-jutsu. Tous les jours, tous les week-end, deux heures. J'ai passé ma ceinture jaune, ma ceinture orange, puis je suis parti aux US et j'ai arrêté.

Et je ne m'y suis jamais remis depuis. Tout oublié, évidemment. Les mouvements, les prises, les coups, les entraînements. J'avais des muscles à l'époque, des abdos. J'en vois qui ricanent, mais si si, j'insiste.

Cette époque est révolue, et si je veux continuer à absorber sans souci la junk food et les cuites à la vodka tout en restant aussi sensuel qu'un Jude Law sur le retour, faut que je fasse quelque chose. Et si possible en s'amusant, plutôt que de faire comme tous ces gens qui courent bêtement sur un tapis roulant ou soulèvent de la fonte en râlant (oui, je sais, je l'ai fait, aie).

Bref.

Tout ça pour dire que dès demain soir, je reprends le ju-jitsu. J'ai retrouvé avec émotion le kimono et les ceintures dans mon placard, je vais ceindre la blanche avec fierté et repartir à zéro avec la préparation physique.

Si si. Ca va etre formidable. A moi le plaisir des entraînements juste avant les soirées beuveries, et les réveils à 10h du mat le samedi pour tituber jusqu'au tatami. J'en ai des frissons de plaisir.

Pourquoi j'en parle sur le blog alors que vous n'en avez rien à battre ?
Parce que ça me donne une motivation. Si jamais je vous poste dans trois jours que j'arrête, je compte sur vous pour me gueuler dessus.

Mais tendrement, si possible. Je suis fragile et sensible.

13 juin 2008

Stoi Las Vegas

Les commerciaux sont tous des lèche-bottes (sauf moi), vous le savez depuis longtemps. Ca ne m'a donc pas étonné plus que ça quand l'un d'eux est allé me voir mardi dernier pour m'expliquer que, sérieux, la vérité, c'est pas croyable, la vie d'sa mère, je ressemble trop à un acteur.

Comme j'aime bien les flatteries, je lui ai demandé de continuer d'un geste désinvolte de la main (je suis très désinvolte, et j'ai une main, c'est donc facile pour moi). J'espérais un peu qu'on me compare à un Brad Pitt, Jude Law ou Johnny Depp, normal quoi. Ou éventuellemt Elijah Wood (pour ses yeux, pas ses pieds poilus).

Mais non, il n'a pas compris où le vent soufflait. Il m'a dit que je ressemblais à l'acteur de Las Vegas 21.

Que je ne connais pas. Au temps pour la célébrité, ce n'est pas encore le bon moment pour enfiler mes lunettes noires de vagabond solitaire (alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter "c'est la turlute finale !" - copyright Thiefaine).

Du coup, entre cette remarque du commercial et l'attirance que j'ai toujours eue pour le blackjack depuis que Cham a emmené le vodka club au casino de Deauville ya un an, je suis allé voir Las Vegas 21.

Bon.




 

Je sais pas comment je dois le prendre, finalement....




Sinon, pour la petite histoire, j'adore l'énigme qu'ils posent en première partie de film. J'ai toujours adoré les probabilités, si les filles avaient été mignonnes en sup/spé, c'est ce que j'aurais fait. Comme quoi ça tient à peu de choses.


L'énoncé:

A un jeu TV, vous avez le choix entre trois portes. L'une vous fait gagner une voiture, les deux autres rien du tout. Vous sélectionnez au hasard l'une des portes.

Le présentateur, qui sait où se trouve la voiture, ouvre l'une des portes restantes et vous montre qu'elle est vide. Reste donc plus que deux portes, celle que vous avez choisie et l'autre.

Il vous demande si vous êtes sûr de votre choix ou si vous voulez changer et prendre l'autre. Que faites-vous ?

Toutes les notes