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31 mars 2008

Nos voeux les plus sincè-reuh

Samedi soir, c'était l'anniversaire d'Alex. Et Alex, quand elle fête son anniversaire, elle ne fait pas les choses à moitié.

Déjà, elle ne nous invite pas dans son appart de Pigalle, parce qu'elle sait que nous sommes des gens élitistes qui ne traînons pas nos chaussures dans des coins aussi perdus (sauf pour boire au Marlusse mais c'est bien parce que c'est elle, ou pour visiter les sex-shops mais c'est bien parce que c'est elles). Non, elle nous propose de la rejoindre chez ses amis, qui ont l'appartement de mes rêves, en mieux et plus enfumé.

Imaginez un appartement avec une petite chambre, une petite salle de bains, une petite cuisine, des petits toilettes... et une énorme pièce principale avec un bar qui déchire sa mère dans un bain moussant parfumé fraise (spécial dédicace). Dans cette pièce, vous trouvez des spotlights, une boule disco, des projos qui projettent et des fumigènes qui fument, des clips de Mika contre les murs et une sono digne d'un daddy DJ.

Rajoutez une bonne cinquantaine de personnes, agitez un peu, et vous obtenez la soirée de samedi. Sans compter qu'Alex, dans sa bonté naturelle, a accepté de faire venir tous mes plans incruste. Donc je me suis pointé avec Monsieur F, sa dulcinée, Gajal et une amie que nous maintiendrons anonyme pour ricaner un peu. Eh bien croyez-moi si vous voulez, Alex n'a même pas fait la gueule. Pourtant yavait de quoi, on prend de la place et on chante faux.

Au final, on n'a presque pas bu, et on a réussi à trouver deux mecs pour l'amie en question. Bon, elle a eu un peu de mal à choisir entre les deux mais finalement ils ont décidé pour elle. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça peut faire plaisir de ne pas être dans cette situation pour une fois, mais de regarder les filles se débrouiller.

On notera d'ailleurs un débat très intéressant sur la misogynie qui peut encore régner dans la société. En effet, une fille ne sera pas particulièrement surprise qu'un mec qu'elle a croisé en soirée lui propose de continuer la nuit chez lui. C'est même quelque part le résultat attendu, je suis sûr que certaines iraient jusqu'à s'offusquer qu'on ne leur propose pas.

Alors que l'inverse est déjà plus problématique. Beaucoup de filles vont hésiter à proposer à un mec qui leur plaît de venir terminer la nuit chez elles, pour différentes raisons. Comme quoi les anciennes théories ont la vie dure.

Ou alors c'était juste pour avoir le plaisir de me ramener jusqu'à Chatelet en voiture - auquel cas, merci.

Et comme cet article risque de vous laisser sur votre faim (quoi, pas de scandale, pas de drame, pas de plans foireux ? - non, ça c'était vendredi !), voici une petite vidéo pour vous.





28 mars 2008

La levrette transversale, mode d'emploi

Chose promise, chose due, je vous avais dit que j'en parlerais, et pour une fois ce n'était pas une connerie.

Enfin si, quelque part. Je ne vous raconte pas le nombre de nuits où je suis resté éveillé à contempler les étoiles (je suis très bucolique) en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir raconter. C'est vrai, quoi, on cite un truc au hasard pour remplir un article et ensuite on est pris au mot et on ne sait pas quoi dire. Si j'osais, je dirais bien que c'est ça qui a provoqué mes quinze jours d'absence, tiens.

Bref.

Pour faire une levrette transversale de bonne qualité, prenez une fille. Appellez-la Mirza parce qu'on la cherche partout, qu'elle va nous rendre fou (et puis c'est un nom de chien, ce qui tombe plutôt bien pour la suite des événements). Assurez-vous que Mirza soit consentante (pour éviter les problèmes judiciaires), majeure (pour éviter les problèmes judiciaires), vaccinée (pour éviter les maladies), tatouée (parce que c'est comme les piercings, ça peut être joli), calipyge (parce que je n'ai jamais su écrire ce mot alors qu'il m'obsède), et souple (parce que sinon après elles râlent).

Pour faire une levrette transversale de bonne qualité, prenez un lit. Appelez-le Punky Brewster parce qu'il a une couette et que cette série mérite que vous lui payiez un hommage vibrant à chaque ronflement que vous émettez. Assurez-vous que le lit soit bien rembourré (parce que les crampes au mauvais moment, c'est nul), que ça ne soit pas un clic-clac (parce que se retrouver coincé dedans, c'est nul), qu'il soit conçu pour deux (parce que les lits une place, c'est nul) et qu'il soit bleu (parce que c'est une jolie couleur).

Pour faire une levrette transversale de bonne qualité, prenez un préservatif. Appelez-le Charlie parce que bordel, quand on en a besoin, où est Charlie ? Assurez-vous que le préservatif soit de norme française (parce que si c'est pas solide, vous avez l'air stupide), pas trop grand (parce que si vous flottez, vous avez l'air con), pas trop petit (parce que si ça vous serre, vous avez l'air constipé), pas trop utilisé (parce que si ça se trouve, vous avez l'herpès).

Pour faire une levrette tranversale de bonne qualité, prenez un sexe masculin orgueilleusement dressé. Appelez-le Pharos*, parce que c'est une des merveilles du monde et que la Bibliothèque d'Alexandrie n'est pas assez phallique (en plus elle a brûlé).  Assurez-vous qu'il soit convenablement excité (parce que sinon, vous êtes mou), raisonnablement propre (parce qu'après, on va dire que c'est la faute de votre appart), de taille correcte (parce que sinon vous allez faire mal ou rire), et disponible (parce que sinon la fille qui s'en sert va râler).

Installez Mirza sur Punky Brewster. Assurez-vous que Charlie recouvre confortablement Pharos. Mettez-vous dans la position de la cuillère chère aux paresseux puis inclinez-vous pour vous retrouver en position de levrette mais allongé sur le côté.

Laissez Pharos s'occuper de Mirza, laissez mijoter quelques minutes (mais pas trop parce qu'il y a des séries sympa à la télé), n'oubliez pas de faire un noeud à Charlie avant de le jeter, évitez d'en foutre partout sur Punky.

C'est tout.





* Evitez de parler de colosse de Rhodes, ça fait prétentieux.

26 mars 2008

The inevitable return of the great white dope

Oui, bon, d'accord. Je n'ai pas été très présent sur ce blog ces derniers temps. Mais c'est pas ma faute, c'est la faute aux autres, aux tremblements de terre au Tchad, aux soulèvements en Angola, aux municipales à Pau. Je veux dire, tant de catastrophes naturelles, comment vouliassiez-vous que je continue à bloguer comme d'habitude.

Hum.

Non, en vrai, l'explication est plus simple. Lors de la tentative de levrette transversale nécessaire pour vous transmettre LA connaissance ultime concernant la vie, l'univers et le reste, je me suis coincé le lombaire droit du poumon - c'est très douloureux, je vous le déconseille - et je suis resté plusieurs jours en convalescence, à râler pour qu'on me donne un ordinateur pour pouvoir taper de mes blanches mains un article pour vous rassurer.

Hum.

Ou alors, je suis surchargé de boulot, à un point tel que vous n'en avez même pas idée. C'est que ça demande du temps de gérer des villes aussi vibrillonnantes que Strasbourg ou Charleville-Mezieres. Sans même compter les secrétaires agréables qu'il faut mine de rien apprendre à connaître. Si si, ça fait partie du métier, on a des notes de frais.

Hum.

Ou bien je suis tout simplement flemmard et je n'avais pas grand chose à raconter. Ca peut arriver, hein, que rien d'exceptionnel ne se passe, que la petite vie continue sans aucun truc pourri, aucun machin foiré, aucune soirée alcoolisée, aucune fille rencontrée, aucune lose vécue. Comment ça pas crédible ?

Hum.

Ou bien tout simplement j'ai pu croiser quelqu'un qui lit ce blog - par exemple une fille jeune et de provinciale aux allures vaguement gothiques et au cerveau configuré de manière intéressante - ce qui m'a obligé encore une fois à me censurer comme un malade. C'est nul, les gens qui lisent le blog. On ne peut pas déverser son fiel en douce en ricanant bêtement. Et pourtant j'aime bien ricaner bêtement.


M'enfin tout ça est terminé. Samedi soir, je me suis pris une cuite monumentale qui a contribué à me réconcilier avec l'univers. J'ai (paraît-il) caressé les seins d'une amie, mis la main au cul de la copine d'un pote, dragué un homo et été cruel avec une fille jeune et provinciale aux allures vaguement gothiques & co.

Hum.

Ca donne donc envie de continuer le blog. Avec en prévision encore plus de cul, de boulettitude et de soirées foirées.

Oh, et de levrettes transversales.




13 mars 2008

Sexy, pas triste

Allez, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé politique sur ce blog. D'abord parce que ça ne colle pas forcément avec la ligne éditoriale (alcool, baise, plans foireux et fines remarques sur les spécialités culinaires régionales), ensuite parce que je n'en ai pas tellement eu l'occasion. Mais bon, là c'est les municipales, c'est important, tout ça tout ça, donc il fallait bien que je me fende d'un article sur la question.

En prenant, évidemment et ça ne vous surprendra pas, le parti du Modem. Bicoz l'orange, c'est une couleur d'avenir - et pas seulement pour d'improbables guêtres girly en soldes.

Ces derniers temps, on entend pas mal de voix s'élever, même sur les blogs, pour critiquer la position de Bayrou et du Modem, pour minimiser son score, pour lui prédire une chute brutale, et globalement pour considérer que sa politique manque de cohérence.  Comme je suis un mec cartésien et ordonné (si si) et qu'on m'a appris en cours à séparer les argumentations en parties distinctes, c'est parti:

Le score réalisé

Beaucoup de journaux ou d'émissions ont ironisé sur les résultats globaux du Modem, qu'ils situent à 4 ou 5% sur la France, ce qui les mettrait quasiment au même niveau que les verts ou la LCR, c'est à dire inexistants. Seulement voilà, on n'a pas tenu compte du fait que le Modem ne présentait pas de candidats partout. Si l'on fait la moyenne des votes Modem là où il était représenté, on arrive à 14,5% environ. C'est quand même déjà mieux.

Certes, c'est moins qu'à la présidentielle. Ceci dit, les municipales donnent toujours une prime au sortant qui a pu bénéficier à l'UMP ou au PS, voire au PC ou aux verts. Pour le Modem, pas de maires sortants, pas de prime. Dans ce contexte, le score est pour moi plutôt meilleur que ce à quoi on pouvait s'attendre.

Conclusion brillante de cette première partie: en repartant de zéro avec des candidats non implantés sur place, Bayrou réussit un score non négligeable. C'est bien la preuve que sa voie séduit pas mal de gens (j'ai envie de dire ceux qui réfléchissent un peu, mais ce serait dommage de m'aliéner tout le lectorat aussi vite).


La stratégie d'alliance

Le Modem n'est aujourd'hui rien d'autre qu'un nom. Il ne dispose pas d'élus, ou très peu, dans des mandats qui offrent peu de financement et aucune possibilité de peser sur la politique locale ou nationale. C'est bien beau de faire 18% à la présidentielle, mais si ça ne se traduit pas sur le terain, on n'a rien.

Dans cette optique, il est donc logique de faire des alliances pour pouvoir peser d'une manière ou d'une autre sur les résultats futurs et construire les fondations d'un parti qui, encore une fois, part de rien puisqu'on lui a volé tous ses élus.

Le Modem n'a jamais prétendu être entièrement contre la droite ou contre la gauche, mais a toujours eu une approche plutôt logique et pragmatique. Dans cette optique, ça me parait normal de conclure les alliances les plus favorables possibles, pour pouvoir peser du mieux que l'on peut sur les débats régionaux et/ou nationaux.

Pourquoi privilégier la droite ou la gauche ? La politique ne se résume pas, comme voudraient nous le faire croire les médias, à deux camps opposés sur la plupart des sujets. Quand on y regarde de plus près, il y a de nombreuses similarités, ce qui explique d'ailleurs les débauchages qu'on a pu voir sous l'ère Sarkozy. La politique dépend beaucoup plus de la personnalité de l'élu local que du bureau national. Là encore, se rapprocher de la personne la plus en adéquation avec ses idées me semble tout à fait normal - que ce soit quelqu'un de gauche ou de droite.

Le sort de Bayrou

J'ai toujours apprécié les idées de l'UDF et désormais du Modem mais je n'ai jamais adhéré à Bayrou en tant que tel. Il joue bien mieux le rôle d'éminence grise que de cardinal. S'il disparaissait du paysage politique et était remplacé par quelqu'un de plus charismatique, ça ne me choquerait pas plus que ça.

Cependant, son sort n'est pas encore scellé. Il est intéressant de voir la position dans laquelle l'UMP l'a mis en mandatant sous l'étiquette UMP un candidat socialiste. Dans ces conditions, la triangulaire paraissait évidente et le report de voix difficile. On verra bien comment il se sortira de ce piège, ça en dira long sur son habileté politique. Dans tous les cas, je ne m'en fais pas pour lui. Il a toujours mis en avant son absence d'ambition sur le cumul de mandats régionaux, ce n'est donc pas le même enjeu pour lui que pour les ministres UMP qui s'accrochent à leur siège. S'il perd, il deviendra un martyr. S'il gagne, un héros. Dans tous les cas, il marquera des points pour son prochain objectif, la présidentielle.

Et si on nous ressort du Ségolène-2-de-tension contre du Sarko-2-de-QI en  2012, ça nous fera une belle embuscade.

Let's hope.

(Le prochain billet parlera levrette transversale).

12 mars 2008

Je suis un peu comme Ken

Pas celui de Barbie, hein (ou alors Klaus, éventuellement).

Non, je vous parle du survivant de l'enfer, celui qui toujous croise le fer, dans le chaos des esprits, contre les fous les bandits. Celui qu'on regardait quand on était petits, avec ses cicatrices sur le torse et ses techniques du Hokuto de cuisine et du Nanto de vison (à l'époque, on ne comprenait pas les blagues, mais on aimait bien le sang qui giclait).

Bref.

Ces deux derniers jours, j'ai connu l'enfer sur terre. Et l'enfer s'appelle Charleville-Mezieres (en plus ça rime, notez la classe).

Pour ceux qui ne connaissent pas cette charmante bourgade, elle est située dans les Ardennes. Qu'est-ce que j'allais foutre dans les Ardennes, me demandez-vous ? Bonne question, j'allais remplacer au pied levé un de mes commerciaux qui est tombé malade en début de semaine. Et vu ce que j'ai subi, j'espère bien qu'il avait la peste bubonique et sidéennement cancéreuse. Parce que merde, quoi, on ne déserte pas son poste quand on sait que c'est moi qui vais devoir assurer l'interim de ses rendez-vous et que boum, cambrousse.

Tel un con de Parisien, j'aime pas Charleville-Mezieres. C'est moche, c'est petit, il pleut, il y a du vent, les hôtels trois étoiles y valent l'ibis du coin, on ne sait pas où commence la zone industrielle et où finit la ville, c'est moche (ah je l'ai déjà dit), les gens ont des têtes bizarres et ya pas de Smirnoff Ice.

Le drame, quoi. Sans même parler des éclairs qui viennent zébrer le ciel empourpré des nuées d'orage pour offrir la symphonie des éléments perturbés à l'observateur trempouillé (moi). Et d'ailleurs, ça ne s'invente pas, ils m'ont mis dans la chambre numéro 13. Alors que Charleville-Mezieres est le paradis des tueurs en série, ils l'ont dit à la radio, c'est le procès de l'ogre des Ardennes et tout. Déjà j'entends la clé tourner dans la serrure, le bruit râpeux des pas sur le parquet, le couteau qui se lève, le sang qui gicle, je suis mort mais je ne le sais pas encore... tout ça ne nous ramènera pas Ken le survivant.

Cependant, cependant, il y a quand même quelque chose que je ne peux qu'admirer ici.

Au Leclerc du coin, voyant que je n'avais qu'un seul article dans les mains, une mère de famille avec dix mille paquets a insisté pour que je passe devant elle.

A l'hôtel, la réceptionniste a fait des pieds et des mains pour m'obtenir le wifi alors qu'elle ne savait pas comment faire et qu'elle a dû se taper la notice avec moi.

Sur le bord de la route, on m'a donné des directions en souriant et en me souhaitant bonne chance.

Au Kebab du coin (oui, je mange classe, je ne coute pas cher en note de frais à ma boîte), on m'a fait une salade sur mesure avec des dés de cantal, de l'amour et de la tendresse.

Au bar de l'hôtel, on n'avait certes pas de Smirnoff mais on m'a offert une lampée de l'elixir local gratuitement pour me réveiller.

Alors ok, Charleville Mezieres, c'est moche et ça pue. Mais ses habitants ont dans le coeur le soleil qui blablabla. Et ça méritait d'être dit, des fois que je me prenne des critiques comme certaines à cause de la Tranche sur Mer.





(Mais sortez-moi de làààààààààààààààààààààààààààààààààà)

10 mars 2008

Certains l'aiment macho

Samedi soir, c'était l'anniversaire de Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz) au Next. Il y avait presque de la bonne musique, des petits fours, du punch, de la Smirnoff Ice, des gens qui dansaient et un bar privatisé par Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz).

Bref, ce fut bien. Merci Ginfizz (bon anniversaire Ginfizz).

Mais en-dehors du côté sympa de la soirée, le fait qu'elle tombe durant la journée de la femme m'a aussi permis de réaliser que finalement, quelque part, un petit peu, quand j'y réfléchis, je suis quand même pas mal macho.

Non, je ne vous parle pas de tâches ménagères (quoique c'est tout de même logique d'envisager qu'elles soient toutes réalisées par des filles, c'est pas comme si elles bossaient autant que nous ces feignasses, et puis elles sont génétiquement prédisposées à l'étendage de linge), mais de choses aussi simples que les règles non écrites qui régissent les relations en soirée.

Ainsi, samedi soir, une fille m'a offert un verre. Oh, ce n'était pas une démarche de drague, mais il n'empêche, ça m'a perturbé beaucoup plus que ça le devrait. Je veux dire, quelqu'un vous propose un verre, où est le mal ? Egalité homme-femme, tout ça, tout ça.

Seulement du coup, je me suis retrouvé fort dépourvu quand la bise fut venue. Merde, d'habitude c'est moi qui propose/offre les verres, et c'est perturbant d'être dans la situation inverse. Comme si on se sentait dépouillé d'un certain pouvoir ou, plus précisément, comme si on avait soudain une dette envers quelqu'un.

Je ne sais pas si vous avez lu, quand vous étiez jeunes et frais et en 6e, une pièce de Labiche qui s'appelait "les vacances de Monsieur Perrichon". C'est assez impressionnant de réaliser à quel point une oeuvre étudiée aussi jeune révèle pourtant les tréfonds de l'âme humaine.

Dans cette pièce, que je vais allégrement spoiler pour vous, on trouve deux prétendants à la fille de M. Perrichon. Les moeurs étant ce qu'elles étaient à cette époque, celle-ci n'a aucune voix au chapitre, et la décision repose donc entièrement sur les épaules du père. Les deux prétendants font donc assaut d'amabilités pour le séduire et passer pour le gendre idéal.

L'un d'eux sauve la vie du père durant une promenade en montagne. L'autre, plus rusé, se fait sauver la vie par le père. Qui évidemment regarde avec beaucoup plus d'enthousiasme celui qui lui rappelle son héroisme plutôt que celui qui l'a aidé.

Conclusion: on apprécie toujours plus ceux qui ont une dette envers nous que le contraire. C'est honteux mais c'est comme ça.

Conclusion bis: finalement tout va bien, je ne suis pas macho, je ne suis qu'humain. Continuez à m'offrir des verres !

06 mars 2008

Taxi, avec ou sans dermiste

Vous avez vu le film taxi ? Mais si, vous n'avez pas pu y échapper, au moment où il est sorti c'était culte. Ce n'est qu'après que les séquelles ont plongé dans le pathétique et que Besson s'est fait ostraciser par le Télérama français. M'enfin le premier, à l'époque, vous l'avez vu. Et vous avez Samy Nacéré de bonheur.

Bon, ben il m'est arrivé la même chose mardi - certes sans les ailerons et le moteur d'avion. Mais en dehors de ça, je suis resté collé au siège en une immonde bouillie verdâtre.

Plantons le contexte. J'ai un train à 8h30 gare de l'est alors que je dois déposer les derniers éléments pour mon prêt immobilier à Neuilly à l'ouverture de la poste, soit 8h00 au plus tôt. Oui, je sais, je m'y prends au dernier moment et je vous merde. N'empêche que me voilà avec ma valise et ma sacoche à me dire qu'en métro, pas moyen de rejoindre gare de l'est en 30 minutes. En voiture non plus, le temps de se garer.

En taxi par contre ? Bon, c'est pas comme si c'était une heure fluide mais on ne sait jamais et de toute façon je n'ai pas le choix. Je me rue sur le taxi le plus proche, je balance tout mon bordel à l'arrière et je halète: "gare de l'est, j'ai 25 minutes pour y être, c'est jouable ?"

Le gars ne me répond pas. Il rajuste ses lunettes de soleil. Il fait craquer ses doigts. Il démarre en trombe.

Bon, pour ceux qui ne connaissent pas Paris, ça ne va pas vous dire grand chose mais il a enfilé les rues de Neuilly avec maestria en évitant tous les feux, pour ressortir soudain sur le périph porte de Champerret. Là; il accélère encore et commence à slalomer entre les véhicules pour se rendre Porte de Clignancourt.

"Euh, vous êtes sur que c'est le bon chemin ?" je demande en le voyant frôler un camion.

Il se contente de rigoler et se rabat sur la file de droite en coupant le passage à un yuppie en porsche qui lui fait des appels de phare furieux. En quelques secondes, il traverse toutes les bandes du périph et s'engouffre dans la sortie puis la voie de bus.

Ca roule, ça roule, ça roule, ah tiens un feu, il s'en fout, il passe à l'orange bien mûr, ça roule, ça roule, la voie de bus est occupée par un camion de livraison et ca bouchonne sur la voie normale ? Aucun souci, il prend une petite rue transversale, enchaine un virage en épingle et se retrouve de nouveau sur la voie de bus, après l'obstacle. 

La gare de l'est se profile à l'horizon, il y a des bagnoles et des taxis dans tous les sens, ca risque de durer longtemps, je lui suggère de m'arrêter là. Il hausse un sourcil moqueur ET PREND LA VOIE DE TAXI A CONTRESENS BORDEL DE MERDE.

Je ne plaisante pas, il a chopé la voie à contresens en faisant des appels de phare à ses collègues et hop, de cette manière a grillé subtilement tout le monde pour s'engouffrer dans le dépose-taxi de la gare de l'est.

Je regarde ma montre: 8h22.

Ce con a mis 16 minutes pour faire Neuilly - Gare de l'Est.

05 mars 2008

1d12+6+sneak attack dans ta face

Hier, Gary Gigax est mort.

Je suppose que la plupart d'entre vous ne savent pas qui il est, mais tiens, ça apprendra au lectorat féminin à googler un peu, c'est pas comme si je me tapais des recherches de mon côté pour arriver à suivre vos histoires de cystites ou de SIF (grave, les efforts que je fais).

Bon.

Gary Gigax, c'était le père du jeu de rôles, du wargame et de nombreux autres dérivés. C'est le créateur de Donjons & Dragons puis ADD et le fondateur de TSR (si vous ne comprenez rien, ce n'est pas grave, prenez l'air pénétrés).

C'est grâce à Gigax que sont nés les livres dont on est le héros. 

C'est à cause de lui qu'on représente les elfes avec des oreilles pointues. 

C'est lui qui a inventé (ou popularisé) les dés à faces multiples, aussi dénommés dés à quatre faces (d4), à 8 faces (d8), d10, d12, d20 et le mythique dé à 100 faces qui doit encore trainer dans un coin de ma chambre chez mes parents.

Il a contribué pour une grande part au maintien de l'intérêt pour les auteurs de fantasy comme Tolkien, Howard, Sprague de Camp ou Leiber. 

Il a inventé le concept tout con du PMT, Porte/Monstre/Trésor: j'ouvre une porte, je vois un monstre, je tue le monstre, je prends son trésor.

Il est l'inspiration derrière tous les RPGs, y compris informatiques. Baldur's Gate I et II qui restent l'apogée du scenario, NeverWinternights et ses séquelles, World of Warcraft et son contrôle des naissances

Ah, Gigax.

Sans lui, je n'aurais pas reçu mon premier livre dont on est le héros à 7 ans (L'antre du Dragon, quête du Graal, ça parlait déjà de Pip à l'époque).

Sans lui, je n'aurais pas découvert l'Oeil Noir à 9 ans, D&D à 10 ans, Warhammer à 11 ans, Ambre à 13 ans.

Hum.

Quand j'y réfléchis, sans lui, j'aurais sans doute eu une adolescence plus sexuelle.

Va chier, Gigax*.







* Mais on t'aime quand même, réincarne-toi vite, et jette 4d6 pour tes caracs.

04 mars 2008

Le défaut du sport

Je n'arrive plus à lever les bras assez haut pour enlever mon t-shirt.

C'est con pour prendre une douche.

03 mars 2008

Les amies sont formidables

Quoi, deux articles ce soir ? Je vous gâte ! 

Non, mais c'est juste que je ne pouvais pas garder cette conversation-là pour moi.








XXX dit: 

non en fait je voudrais envoyer un message à mon homme mais j'ai une panne sèche d'inspiration

XXX dit :

il a le moral dans les chaussettes

XXX dit :

et je voudrais lui envoyer quelque chose de marrant

XXX dit :

ou de mignon, niais, marrant à la fois


...
...
...
...
...
...

XXX dit :

tu pourrais me trouver quelque chose qui rime avec garage à bite ?

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