« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

29 février 2008

Un frigidaire, un joli scooter, un atomixer et un dunlopillo

J'ai un médecin surprenant. Je suis passé le voir mercredi soir pour obtenir mon arrêt maladie et vérifier que je n'avais rien de plus grave qu'une gastro.

Cet excellent homme m'a donc suggéré de m'arrêter quelques jours de plus, genre une semaine si je voulais. Et il m'a fait une liste de médicaments longue comme un jour sans pain (c'est nul cette expression, tant qu'il y a un quick'n toast, la journée continue).

- Un truc pour les nausées parce que voilà quoi
- Un truc encore moins glamour parce que voilà quoi
- Un truc en cas de fièvre parce que voilà quoi
- Un truc en cas de douleur intestinale parce que voilà quoi
- Un truc pour avoir un peu la pêche parce que voilà quoi
- Un truc pour tapisser l'estomac de pétales de rose parce que voilà quoi
- Un truc pour prévenir toute rechute parce que voilà quoi
- Un truc pour faire passer tout ça parce que sinon ça risque d'attaquer l'estomac

Oh my god.

J'ai donc fait ce que tout bon malade ferait à ma place, j'ai jeté l'ordonnance et attendu patiemment que ça passe.

Ce soir, salon de l'agriculture et alcool. Oops.

27 février 2008

Grand coeur, petite bassine

Vous remarquez l'effort surhumain que je fais à vous pondre un article alors que je suis à celui de la mort, hein. Mais tel un Molière des temps modernes, j'agoniserai sur les planches et ce sera grand, ce sera beau, ce sera chaud.

Enfin voilà, il est donc temps de raconter cette immense épisode de lose monumentale - et je superlativise à peine. Parce que voyez-vous, même dans les affres de la maladie, où l'on est généralement alité et où on a peu l'occasion de faire de conneries, j'arrive quand même à loser de manière formidable.

En l'occurence, ça ne tenait qu'à une chose: lundi soir, j'étais chez l'Arlésienne. Et je me sentais encore à peu près en forme. Bon, j'avais bien l'impression que le repas du soir était moyennement passé mais que voulez-vous, ça arrive. Et j'avais même amené tout mon petit bordel, mes costards et ma valise, pour pouvoir prendre le train de 7h le lendemain pour l'Alsace. Benie soit l'Arlésienne et son appartement proche de la gare.

Evidemment, je n'ai pas pris ce train.

Parce qu'à partir de minuit, les choses se sont compliquées.

Mais alors vraiment compliquées, hein.

L'Arlésienne, qui avait déjà eu la gentillesse de m'héberger, a pu réaliser avec consternation l'étendue du désastre. De minuit à seize heures le lendemain, j'ai vomi* toutes les quinze minutes avec la régularité d'un métronome. Ce qui m'a un peu empêché de dormir, et idem pour mon hôtesse.

La seule différence, c'est qu'à 9h elle est partie bosser, la tête dans le cul, tandis que je décommandais tous mes rendez-vous pour continuer à me tordre de douleur sur le lit, à gémir comme un perdu et globalement à me plaindre un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout.

Je ne souhaite à personne d'être malade devant quelqu'un d'autre, hein (bon, encore plus une ex, certes). C'est probablement ce qu'il peut y avoir de moins glamour au monde.

"Appelle un médecin !"
"Non j'veux pas !"
"Appelle un médecin !"
"Non j'veux pas !"
"Appelle un médecin !"
"Non j'veux pas !"

Lorsque l'Arlésienne est partie, elle m'a dit que je pouvais rester aussi longtemps que je voulais tant que je refermais la porte en partant. Evidemment, quand elle est revenue vers 19h, j'étais encore là. Incapable de me lever, faible comme un nouveau-né, la libido pour une fois en berne, je faisais peine à voir. Des fourmis partout dans les membres, des vertiges quand je mettais le pied par terre, ah la la, la vie est dure pour les batraciens.

Comme il y a des limites aux humiliations que je suis prêt à subir, j'ai fait tous les efforts du monde pour débarasser le plancher et ne pas redormir sur place. Ce qui veut dire appeler un taxi, et se traîner bon an mal an jusqu'à lui. Rien que le fait d'enfiler des habits aura été une torture, un par un, puis soutenu jusqu'en bas par une Arlésienne qui réalise que oui, ma valise est lourde bordel.

Je m'effondre dans le taxi, je donne la destination, je comate, et quand je rouvre les yeux on est en train d'arriver. 30€ de taxi, c'est honteux de profiter ainsi de la faiblesse des gens mais j'ai même pas la force de gueuler. Ce con est passé par le périph et la porte de la Villette pour faire République - Neuilly. Beuh.

22h. Je suis chez moi. Je m'effondre. Je dors.

Mais je suis heureux de vous faire part de mon prompt rétablissement puisqu'aujourd'hui j'ai mangé une banane et deux pommes.





* Vomit-free since february, ça pue...

26 février 2008

Malade

(Très).

25 février 2008

666

Bon, on m'a taggé il y  a genre plein de temps (merci 7h48) en demandant de raconter six choses bizarres sur soi. D'habitude je ne fais pas les chaînes mais je suis envahi, tout le monde dans mes liens le fait, va bien falloir que je m'y mette.

Bande d'enfoirés.

Et puis c'est pas comme si ça me fournissait l'objet d'un post alors que j'allais parler copulation frénétique sur un tabouret de bar.

Bande d'enfoirés.

Donc voilà, six détails bizarres sur moi. Attention, ça va faire mal aux yeux.


1) J'ai décidé d'être agnostique, pas tellement par conviction, mais simplement parce que la notion d'éternité me pétrifie.


2) Tel un chamal, je peux ne pas manger pendant une journée, voire deux, sans souci particulier (sauf estomac qui grogne un peu). Mais bon ya intérêt à être occupé.


3) Je suis absolument imbattable en vitesse d'écriture d'alexandrins


4) Je suis physiquement incapable d'arriver en avance à un rendez-vous. Si jamais je me lève plus tôt pour une raison X ou Y, j'aurai toujours quelque chose à faire (sur l'ordi, au téléphone, sous la douche) pour finalement partir sur le fil du rasoir


5) J'ai un orgueil tellement démesuré qu'aucune critique ne m'atteindra jamais réellement. Ce qui fait de moi la personne la moins vexable du monde (bon, sauf au niveau sexuel, merde, quoi).


6) Quelle que soit la quantité d'alcool ingérée, je suis toujours frais et dispo le lendemain, et je ne vomis jamais (sauf si on mixe avec de la beuh, certes*). Vive mon foie.



Voilà, je suis censé taguer du monde mais tout le monde l'a déjà fait je crois. Donc si vous êtes bloggueur/gueuse et que vous voulez continuer cette chaîne, faites-vous connaître dans les commentaires qu'on aille regarder.




* J'avais oublié le malheureux épisode de la bassine.... i'm not vomit-free since 93...

24 février 2008

Dieu m'a donné l'effroi

Une fois n'est pas coutume, vendredi fut une excellente soirée. Et pourtant, c'était pas parti pour. Au début, ça avait même l'air tellement foireux qu'on aurait pu parler de foiritude au carré. Oui, je renouais avec mes premières amours, ce fameux bar/boîte de grands boulevards qui avait provoqué tant d'histoires pourries l'année dernière, les jumelles par exemple, ou bien la fille qui avait fui en voyant mon appart, ou celle qui était moche à la lumière du jour finalement.

Ah, que de souvenirs, que de romantisme échevelé.

En plus, hier soir, c'était spécial célibataires (enfin, un truc du genre) avec des sessions de speed dating impromptues organisées. Du coup, vous en conviendrez avec moi, ça sent quand même le plan lose à trois kilomètres. Mais j'avais confiance en ma bonne étoile, et en la bonne volonté de mes accompagnateurs du jour, j'ai nommé Cham, MonsieurF et  sa MmeF. La première était fermement décidée à se trouver un beau mâle, étalon et romantique, pour partager sa vie du week-end, et les deux seconds étaient prêts à se bavouiller dessus sur la piste pour nous montrer ce qu'on ratait.

Bref, ça allait déchirer.

Et le début a été conforme aux espérances faibles que j'avais: oh my god, mais c'est le musée des horreurs. Bon, vous allez me dire que je ne suis pas très sympa avec l'espèce humaine en générale et la gent féminine en particulier, que moi aussi d'abord j'ai pas des abdos en béton parce que le Quick'n(toast c'est bon, et que après tout le physique ne fait pas le moine, mais enfin merde quoi.

Où sont les femmes, avec leurs gestes plein de charme, où sont les femmes, les femmes, les femmes ? Et, à voir le regard dépité de Cham à côté de moi, elle se demande également où sont les hommes, les hommes, les hommes, avec leurs verres de vodka-pomme. Vous noterez le sens de la rime.

MrF et moi-même allons prendre quelques consos au bar, je lui glisse qu'en laissant les filles seules, il y a 99% de chances qu'elles se fassent aborder dans la seconde vu le taux de testostérone dans la pièce. Et je n'ai pas le temps de finir ma phrase que boum, la prophétie se réalise, deux gars se jettent sur elles avec bonne humeur.

Mais aucun succès.

La vie est dure pour les mecs.

Pas seulement pour moi.

Ca me rassure.

Un peu.

Quelque part.

Bon, comme on est là pour ça, on en profite donc pour faire leur speed-dating informel. Le principe est le même qu'un speed dating de base, je suppute, sauf que là c'est le bordel, on sait pas trop comment ça marche, et c'est encore plus vite expédié (4-5mn). Ca tombe plutôt bien puisque les cinq personnes que je croise ne me plaisent pas particulièrement. Par contre, elles sont très sympathiques, ce qui est déjà ça.

Du côté de Cham, c'est la panique, non seulement elle les trouve moches mais cons également. Pas de bol. L'élitisme nous tuera.

Et là vous vous commencez à vous dire "mais pourquoi est-ce qu'il nous parle de bonne soirée alors que globalement ça a l'air d'une catastrophe sanitaire au Darfour (que je sais mieux écrire que N'djamena dont l'orthographe non contractuelle vous merde poliment :p) mais sans les humanitaires et les tirs de mortier ?"

Ben parce que la soirée a continué. Et que le DJ a commencé à se lâcher. Et qu'à partir d'un certain nombre de coupes de champagne, la piste était à nous. On a wtfpwné le dancefloor, comme diraient les gamers. On l'a power-retourné, comme dirait un pote à moi. On a masterisé la masterisation de l'espace.

Enfin bref, ils ont sorti un certain nombre de bouses des années 90 que je ne pensais plus entendre avant mon enterrement (qui sera so chic et so 90's), du genre Dieu m'a donné la foi d'Ophélie Winter. Si si. J'insiste.

Du coup, ça + alcool + tentatives de faire quelques passes de rock + alcool (ah non, je l'ai déjà dit), on a rocké notre body comme jamais les backstreet boys n'ont pu le faire, on a dansé sous les sunlights des tropiques, et franchement c'était beaucoup plus sympa que toutes les tentatives Cab/Six Seven de ces derniers temps.

Mention spéciale pour le retour, avec Cham "mais-non-je-suis-pas-bourrée" aux commandes, qui me fout Goosebumps à fond et agite les bras en rythme en lâchant le volant.

Et pour la pause devant le Louvre pour escalader les barrières et aller compter le nombre de faces de la pyramide. Ne cherchez pas, il y en a 4 (plus la base), j'ai perdu mon pari. Pyramide de merde.

Et enfin, comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai retrouvé cette video, qui rappellera des souvenirs à certains d'entre vous.




21 février 2008

Grande cause mondiale du 29 février

Chers amis, chers ennemis, chers tous, il est temps de prendre notre destin en main et de nous unir pour une grande cause sacrée, qui transcende les clivages politiques, raciaux, économiques, sociaux et euh, plein d'autres trucs.

Car, vous n'avez pas pu ne pas le remarquer (ou alors vous êtes fatigués, vous rentrez tard le soir de Strasbourg après le sport, et on vous pardonne), cette année est une année bisextile. Ce qui veut dire qu'on a un 29 février.

La question est donc: que faire de ce jour en plus, généreusement mis à notre disposition par la rotation de la terre, ou alors quelque chose d'autre, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu. Bref.

Les oiseaux, ça vit d'air pur et d'eau fraîche. Mais nous non. Il y a un ingrédient nécessaire en plus. Et cet ingrédient, c'est le sexe. C'est essentiel pour une vie équilibrée, et je suggère donc que ce 29 février soit une journée dédiée au sexe.

Quand on y réfléchit, ce n'est pas si bête. Voici quelques arguments à glisser subrepticement à vos collègues de bureau si ils/elles refusent d'obtempérer.

1) C'est un vendredi soir, donc le lendemain il y a grasse mat'

2) C'est la semaine prochaine, donc vous avez le temps de vous préparer psychologiquement au marathon

3) Comme le disent les poètes, 2008, année de la bite (ou de la cuite, ou de la truite, mais restons sur les fondamentaux)

4) Dans bisextile, ya sexe et bi. Ya aussi tile, mais je ne sais pas trop quoi en faire.

5) Make love, not war, c'est pas parce que ça talibe en Afghanistant et que ça zoetise à D'jamena qu'il faut perdre l'occasion de procréer avec préservatif

6) Qui a besoin d'une raison, après tout ?


Je compte sur vous pour faire passer le mot. Vendredi 29, ça va baiser dans les chaumières.

Si si. Même vous.

20 février 2008

Mâle partout

Quelque chose est en train de se passer, une transformation inquiétante, perturbante, stupéfiante, enferdedante, sans même que les nuits de pleine lune y soient pour quelque chose.

Petit à petit et lentement, je deviens un homme, un vrai. Prévenez-moi d'ailleurs quand la puberté arrivera, il paraît que c'est amusant.

Mais sérieusement. Ce soir, c'était la troisième fois (oui oui, troisième) de la semaine que j'allais au sport. Et comme je n'avais rien à foutre tout en bossant les pectoraux-de-la-deuxième-à-droite et les triceps-du-muscle-qui-fait-glou, j'ai regardé le match sur les écrans géants de la salle.

Eh oui, le match. Lyon contre un club anglais, Manchester je crois, Liverpool si je me plante. C'est pas comme si ça m'intéressait vraiment. Mais j'ai REGARDE. Moi. Le foot.

Ce n'est pas tout ! L'entraînement fini, moi aussi je suis passé à la douche, douches collectives évidemment, en me grattant les couilles et en bombant le torse.

Et si seulement ça s'arrêtait là... mais il y a des signes encore plus alarmants. Par exemple, je commence à me rendre compte que j'ai des poils. Moi qui me suis toujours cru raisonnablement glabre et qui utilisait ça comme argument marketing ("bonsoir, je n'ai pas de poils, on couche ensemble ?"), j'avais prêté une oreille distraite à certaines ex qui me disaient que si, en fait, j'étais un peu poilu. Artistiquement poilu, hein, genre chapelle sixtine de la pilosité, mais poilu quand même.

Et force est de constater qu'elles ont raison. J'ai des poils. Merde. On notera que "bonsoir, j'ai des poils, on couche ensemble ?" est un peu moins vendeur. Ca fait ado prépubère qui se vante de sa première coupure de rasoir.

MAIS si ce n'était que ça, tout irait encore pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais la métamorphose est bien plus profonde ! Par exemple, hier, j'ai changé une roue.

Oui. Moi. Une roue. Et je n'ai presque pas merdé. Sérieux, d'où est-ce que je sais faire ça ? Bientôt je vais me mettre au bricolage, à la tonte de pelouse et au débouchage de chiottes. Ca ne va plus du tout, là, ça ne va plus du tout. La pente savonneuse est sablonneuse, comme ils disent au Sahel pour se consoler de ne pas avoir d'eau.

Poilu, footeux, courbaturé, bricoleur... me reste plus qu'à ne plus rappeler les filles avec qui je couche et je deviendrai enfin un mec, un vrai.

La seule chose qui me console, c'est que je commande encore de la Smirnoff Ice ou des cocktails genre Sex on the beach dans les restaus, et que les regards incrédules des serveurs le disent bien: il me reste un côté girly.

Ouf.

19 février 2008

Le mail du jour

Quoi, vous espériez des détails de sorties passionnantes ? Ben non, ya rien à raconter puisque ça s'est bien passé. Qui se soucie de savoir quand il n'y a pas de lose ? C'est tout de suite moins drôle.

M'enfin bon. Le week-end arrivera bien assez tôt avec son cortège de plans foireux. Genre on m'a proposé d'assister à un défilé, moyenne d'âge 18 ans. Rien que le fait de me le suggérer m'a choqué aux tréfonds de mon petit coeur fragile.

Du coup j'ai réservé ma soirée. Je vous dirai si c'était bien.

Mais donc revenons au sujet qui nous préoccupe. Le mail du jour. Car cette nuit, j'ai reçu une missive secrète (arrivée par erreur, maladresse de facteur, tout ça tout ça). Le titre était sensuel et mystérieux à première vue:  SANA DEGER VERIYORMU.

Han.

Comme j'aime bien les sana, je suis assez fan des deger, et j'idolâtre les veriyormu, j'ai ouvert subrepticement.

Et en voici le contenu:


Sevgilin sana deger veriyormu. Sevdiginden eminmisin.

Ogrenmek istermisin.

o zaman buraya bak




...
...


J'hésite à prononcer ça tout haut, ça risquerait d'invoquer Cthulhu.

Mais quelqu'un comprend de quoi il s'agit ? C'est une pub pour enlarge your penis en cambodgien ?

17 février 2008

Post lamentable du dimanche soir

J'avais prévu de vous écrire un article sur ma dentiste, qui soigne la famille Sarko et me pique mes expressions fétiches du genre "bisou sur le nez".

J'avais prévu de vous parler de la soirée de vendredi qui fut originale, ou de celle de samedi qui fut agréable.

J'avais prévu de vous dire que je continuais le sport et que bientôt, j'allais avoir des tablettes de chocolat que même Mary Poppins à côté en avalerait son ombrelle pour chem-cheminer un peu.

J'avais révisé un speech sur le fait que ça y est, ma nouvelle avait été publiée dans un recueil d'anthologie et que j'hésitais à sortir de l'anonymat (mwhaha) pour vous encourager à l'acheter et me faire plein de fric - 20 centimes par exemplaire, la classe.

J'avais prévu de faire un commentaire sur les chats féminins (oui, j'évite le jeu de mots facile, je suis comme ça, classe et high-profile) qui m'aiment tellement qu'ils me dorment dessus tout le temps, toujours, à qui qu'ils appartiennent.

J'avais envie de dire que je ne suis toujours pas monté sur mon vélo depuis que je l'ai acheté, que les gens me disent que mon jean slim n'est pas vraiment slim, mais que je suis au moins content de la montre qui déchire Pocahontas dans un canoe percé.

A la place, j'ai juste découvert la série de vidéos sur 'avez-vous déjà vu", que tout le monde semblait connaitre SAUF MOI. 

Bordel de merde de queue putrescente de singe en rut, comment se fait-ce qu'on m'envoie toujours des vidéos nulles à chier au lieu de me faire suivre des trucs comme ça, que je me devais de découvrir et d'aimer et de chérir jusqu'à la fin des temps ?

J'a.

Dore.


15 février 2008

L'ai-je bien descendu (2)

Ouais, je vais faire une rubrique récurrente sur les coups de gueule, ça sera totalement la classe, je deviendrai aussi aigri que Guy Bedos mais sans la calvitie précoce et la circoncision.

Ce soir, donc, pour expier la saint-valentin, j'étais au Six Seven, une boîte des Champs, avec le MonsieurF célibataire géographique et la Kat célibataire tout court, une amie de loooongue date que oh my god ca fait bien dix ans je me sens vieux.

Et j'ai un peu envie de dire que le Six Seven, c'est de la merde.

Le DJ ne savait pas mixer, il a réussi à nous massacrer des chansons de Mika ! Merde, je veux dire, Mika ça reste quelque chose de grand, de pur, de beau, de sacré, pas la peine de scratcher la platine pour lui faire dire "rel-rel-rel-rel-rel-rel-rel-rel-rel-rel-relax" jusqu'à ce qu'on ait envie de lui Guantanamer la gueule. Et, comme tout DJ qui se respecte et qui veut mettre de l'ambiance, il a eu sa période Gilbert Montagné.

Remixé.

Là aussi.

Mais peut-on tomber plus bas ?

Ceci dit, me direz-vous, on te connaît espèce de batracien lubrique et libidineux et saintvalentintudinesque, c'est pas la musique qui nous intéresse ou qui t'intéressait, qu'en était-il de la population féminine.

Et c'est là que le bât blesse. Parce que la population féminine, désolé si vous étiez au six seven incognito et que je vous y ai croisé, c'était pas vraiment ça. J'étais rentré là le coeur plein d'espoir, j'avais confié à mes deux accompagnateurs adorables: "promis, histoire de vous faire rire, je me prends un rateau".

Mais je ne m'en suis pas pris. Pour la simple et bonne raison que j'ai fait trois fois, non, dix fois le tour de cette putain de boîte sans voir la moindre personne à mon goût (sauf une, soyons honnête, qui était malheureusement en pleine ablation des amygdales de son partenaire coïtal du moment et que je n'ai pas osé déranger).

Pourtant MonsieurF et Kat étaient de très bon conseil, genre "ah tiens, elle" ou bien "et elle" mais en fait non. Vraiment pas.

Rajoutons à cela les cocktails hors de prix pour un minimum de vodka et l'odeur épouvantable qui planait dans toute la boîte, et vous atteignez tous les ingrédients d'un cauchemar. Le summum du classieux fut atteint lorsque les serveurs ont déposé des bougies sur toutes les tables et, ce faisant, ont giclé tous les manteaux que les gens avaient abandonné de ci de là.

Bon, perso je m'en fous, j'étais venu en chemise, même pas peur du froid parisien. Mais les autres ont un peu fait la gueule.

Au final, je l'ai eu mon rateau. Enfin, pas vraiment. A la sortie, on a croisé un groupe de gens sympas avec qui nous fîmes la conversation. Dont (enfin !!!!) une jolie fille avec du charme et de la discussion. Mais évidemment, maquée. Avec son copain qui ne croit pas à la saint-valentin qui est une fête commerciale blablabla et qui lui a donc offert des fleurs la veille mais l'a laissée seule ce soir blablabla.

De deux choses l'une. Soit j'ai une telle lose que MEME A LA SAINT VALENTIN je tombe sur des filles maquées en boite. Soit c'est une manière polie de me dire qu'en fait non, j'ai une sale gueule.

J'hésite.

Toutes les notes