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29 janvier 2008

Blogiboulga

Il y a quelque chose auquel on ne fait pas forcément gaffe quand on écrit un blog, c'est que les gens peuvent le lire. Et qu'en le lisant, ils en retiennent souvent quelque chose.

Evidemment, lorsqu'on s'invente une vie ou qu'on raconte des histoires au fil de son imagination, ça n'a pas un impact si important. On peut être très timide et s'inventer une vie extravertie, ou au contraire sortir tous les soirs et raconter comment on aime bien regarder des séries en pyjama rose (la fille, pas la série). Ou bien parler de ses collègues de boulot chiants, de l'éponge qui refuse de récurer ou du Thalys qui refuse d'arriver.

Seulement quand il nous arrive de raconter la vérité de nos pérégrinations nocturnes, on se trouve fort dépourvu quand la bise est venue. Parce qu'une adresse de blog, ça se donne facilement - et du coup, quand on s'incruste dans une soirée ou un anniversaire, il y a toujours un boulet pour donner l'adresse aux gens concernés (MonsieurF, je t'aime). C'est d'ailleurs difficile de cacher le côté bloguesque quand on est en soirée vodka/psychologue, ce qui veut dire que toute personne présente va forcément un jour ou l'autre tomber dessus.

C'est là que c'est plutôt amusant, parce que l'image que les gens se font évolue avec ce qui peut être écrit sur le blog. A croire que l'écrit est plus important que la parole et l'apparence. J'ai une image qui me colle à la peau et dont je n'arrive pas à me débarasser. C'est étrange de se dire que les personnes qu'on croise connaissent tout (bon, presque tout) de notre vie.

Il y a des gens capables d'inhumer des posts vieux de plusieurs mois pour faire des recoupements fourbes, du genre "ah ouais mais si tu as ce genre de préjugés c'est parce qu'il y a six mois tu as fait ça alors forcément, ca peut se comprendre" ou bien "quand tu parles de XXX, c'est bien celle qui était infirmière, c'est ça ?".

Ca perturbe. J'aurais presque envie de dire que ça m'emmerde.

 

Mais en fait non, j'aime être exhibitionniste.

27 janvier 2008

Ca va, je l'ai toujours

C'est vrai, après six mois voire un an, on pouvait se demander si elle était toujours avec moi. Les choses auraient pu évoluer, ça aurait pu être compliqué, peut-être que je ne l'aurais jamais retrouvée.

Mais si. Je vous rassure. J'ai toujours la lose.

C'est vrai, la soirée de vendredi s'était plutôt bien passée. Pas comme prévu, mais agréablement. Donc je partais avec un a-priori plutôt positif sur le samedi, surtout après un réveil sur le coup de 17h.

Se réveiller aussi tard un samedi, ça veut dire plusieurs choses:
- Non, on ne va pas faire de courses
- Oui, on va se faire un quick rapidement
- Oui, la soirée derrière a intérêt à assurer, parce qu'on n'aura pas sommeil avant longtemps.

Bon, sur le principe j'avais quand même un agenda bien blindé. Une amie avait proposé de m'incruster dans une soirée avec plusieurs de ses copines. Comme je suis quelqu'un de généreux, toujours le coeur sur la main, j'avais accepté de jouer le rôle et d'y aller. Bon, la mort dans l'âme, vous me connaissez - mais il faut ce qu'il faut.

Seulement voilà, le destin, qui a décidé de me contrarier, fait capoter le couple de l'amie en question juste avant la soirée. Ouais, c'est moyennement drôle. Pour moi je veux dire parce que bon, elle, c'est sa merde, mais moi ça me foutait l'incruste en l'air (Cham, je t'aime).

Ce n'est pas grave, comme toute soirée qui se respecte, il y a des back-ups. En l'occurence, mon plus beau back-up reste MonsieurF, qui joue en ce moment le même rôle que Kyrieleve il y a un an auprès de moi, à savoir Madame de Merteuil (mais avec moins de maquillage et de frottements sur les cuisses). Il a une soirée qui commence à 20h dans un bar de châtelet, il me propose de venir, j'accours ventre à terre.

C'est à dire trois heures plus tard.

Au passage, je récupère à Chatelet une lectrice (décidément, c'est la période, c'est la classe, je suis un peu ému) qui voulait constater de visu si nos soirées étaient réellement aussi lose que je pouvais parfois le raconter sur ce blog, et si j'étais effectivement un gros con imbu de moi-même et maladroit avec les bouteilles de champagne, ou si tout cela n'est qu'un masque.

Oh, que j'eusse aimé que ce fusse le cas, subjonctivé-je derechef.

Parce que à 23h, alors qu'on s'apprête à rejoindre le gros de la troupe (100kg tout mouillé), on les croise dans la rue en train de sortir du pub. Ils sont fatigués, ils n'ont pas envie de sortir, ils ne veulent pas se retaper une boîte comme la veille, je suis un peu déçu. Certes, ils n'ont pas dormi jusqu'à 17h, eux, mais alors, où est l'abnégation et le courage ?

Bon. La lectrice (que nous appellerons Lectrice, parce que ça fait économiser un mot) commence à réaliser dans quelle merde elle se trouve lorsqu'à minuit, rien n'a été décidé et que tout le monde se barre à gauche et à droite. On se retrouve avec une connaissance chilienne qui nous affirme qu'il y a moyen de faire un truc sympa au Barrio Latino, que c'est formidable, que ça va déchirer sa race.

En parallèle, comme une bonne lose ne se partage jamais seule, j'appelle Gauthier pour lui suggérer de ramener son cul, en lui faisant miroiter une sortie au cab qui n'aura évidemment jamais lieu. Par l'odeur de la vodka alléchée, notre nouveau banlieusard se jette dans le métro et file nous rejoindre...

...à Bastille où nous tournons en rond en se demandant ce qu'on va bien pouvoir foutre vu que le plan chilien était finalement aussi foireux que les miens. Lectrice a le courage chevillé au corps et se contente de lever les yeux au ciel au fur et à mesure qu'on propose puis écarte des suggestions de bar ou de boîte.

On finit comme des loques au Falstaff avec Gauthier qui est enfin arrivé et la parano-râteau-girl qui vient nous rejoindre pour aller pleurer sur mon épaule que la soirée dans laquelle elle se trouvait était nulle. Quand elle réalise ce que nous avons fait de notre côté, ça lui redonne tout de suite le moral. Rien de mieux que d'avoir des amis qui losent pour réaliser qu'on a une vie merveilleuse.

3h ou 4h du mat, je ne sais plus, il fait froid, les serveurs sont désagréables, les conversations oscillent entre Tennis et Realpolitik, on se disperse et on prend le noctambus pour rentrer.

Il fait froid. C'est un samedi. C'est la lose. Et j'ai une témoin.

26 janvier 2008

It's been a hard night's night

Tain, ça faisait longtemps que je n'avais plus vécu de nuits comme ça. Faut croire que le couple a tendance à assagir. 

Quand on est à deux, on a parfois tendance à rentrer plus tôt de soirée (parce que le sang bout et qu'il y a des pulsions à assouvir) ou à prendre le dernier métro (parce que le sang bout et qu'il y a des pulsions à assouvir) ou à monter dans un taxi au sortir de la boîte (parce que le sang bout et qu'il y a des pulsions à assouvir) ou carrément à se faire une petite soirée DVD entrecoupée de moments d'exploration intense (parce que le sang bout et qu'il y a des pulsions à assouvir).

Mais lorsqu'on est célibataire, j'ai l'impression qu'on a moins de limites. Quand une partie de vos amis vous dit "ouaaaaaaais on continue la soirée" alors qu'il est 6h du mat et que vous avez les pieds défoncés, vous continuez à penser que c'est une très bonne idée.

Le théâtre aux Blancs Manteaux hier (ouais, c'était absolument énorme, ce mec est mon dieu) a été suivi d'un bar champagne pour fêter la signature de l'appart. Le bar champagne a été suivi d'une migration chez MonsieurF et ses amies (...plus ou moins) délicieuses. Quelques shots de vodka plus tard, tout le monde bouge pour aller au Cab.

Sauf que finalement on change de direction. La copine de Monsieur F ayant été barmaid dans un proche passé, elle propose de bifurquer vers son bar-boîte à elle, près de Montparnasse. En autopilote, on obtempère. Paf, c'est parti jusqu'à 5h du matin  A noter que la musique n'a pas changé depuis un an et ma dernière période de sorties, ça reste du Black Eyed Peas et du Pink. La seule différence, c'est l'arrivée fracassante des derniers Timbaland qui permet aux putafranges de tout bord de montrer qu'elles ont le talent nécessaire pour faire frisouiller leur permanente sur le coin du podium.

Pour la première fois de ma vie, confronté entre le choix de partir en chasse dans la faune de l'endroit ou écouter les histoires d'une amie qui me racontait sa vie, j'ai choisi l'amie. Je suis quelqu'un de formidable (mais putain qu'est-ce qu'elle parle).

5h du mat, on sort de la boîte, on fout MonsieurF dans le taxi après qu'il ait retapissé les trottoirs de Montparnasse (mwhahahhaa), on se regarde, on se dit que la nuit est djeunz et que les étoiles sont belles, et gogo pour trouver une fin de nuit quelque part.

On marche deux heures dans Paris, on se paume, on remonte de Montparnasse jusqu'à Odéon pour retomber à Montparnasse (ne nous demandez pas comment on a fait, je cherche encore), on s'arrête dans un ou deux bars, on finit chez moi.

10h du matin, ya du monde dans mon lit, ya du monde sur ma couchette, ya du monde sur mon canapé. Ca faisait longtemps que ça n'avait pas été le bordel, tiens.

Noctambus ? Gratuit
Taxis ? Pas cher
S'endormir du sommeil du juste avec des chants d'oiseau ? Priceless


Ca faisait longtemps.

25 janvier 2008

Arrivée par erreur, maladresse de facteur

Bon, je tiens quand même à dire que la Lettre de Renan Luce qui est censée avoir été une "découverte" de ces derniers mois, ça fait quand même un an que je vous l'avais mise sur le blog, alors, hein, on est hype ou on l'est pas.

Hum. 

Un petit coup de nostalgie aujourd'hui, qui m'est brutalement arrivé dans les dents alors que j'ouvrais ma boîte aux lettres.

C'est quoi, une boîte aux lettres aujourd'hui ? Des factures, des confirmations de prélévement, de la publicité, des relevés de compte ou des amendes. Rien de vraiment glamour. Rien qui ne donne réellement envie de prendre ses clefs et de faire l'effort de lutter contre la vieille serrure usée par la patine du temps.

Bref, c'est chiant.

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, tout ça tout ça, mais je trouve quand même qu'internet a foutu en l'air pas mal de choses à ce niveau là. A une époque, on recevait plein de trucs au courrier. Les lettres de la famille, les cartes postales des amis qui vous narguent en vacances, les missives émouvantes de la copine, des dessins, des cartes de voeux, des paquets avec plein de dragibus dedans.

Comme ce blog parle de cul d'amour, c'est forcément là que je mets l'accent - mais franchement, vous devez en avoir, vous aussi, toutes ces vieilles lettres que vous gardez dans un vieux tiroir. Ca fait une éternité que vous ne les avez pas regardées mais vous savez qu'elles sont là, et c'est rassurant quelque part. Une déclaration sur papier chifffonné, quelques nouvelles données d'un pays lointain, des mots d'amour qui s'étalent sur plusieurs pages, des dessins à l'encre de chine qui bavent un peu. Il y a même certaines enveloppes qui ont survécu à l'épreuve du temps parce qu'elles étaient amusantes en elles-mêmes, parce qu'il y avait quelque chose de marqué dessus, parce que la fille avait gribouillé tout autour de l'adresse.

Et depuis quelques années ? Rien, ou presque. Tout se fait par mail, par portable, par msn. Quel intérêt d'envoyer une lettre pleine de sentiments qui déchirent leur race dans une jungle guatémaltèque quand on a la personne sur msn pour lui dire "lol comen jte kif grav" ?

Ca fait chier, c'était bien, les lettres.




Ceci était un message du vieux con nostalgique du jour.

23 janvier 2008

Gare au train

A force de prendre le train aussi souvent, plusieurs fois par semaines (merci la carte Grand Voyageur), ça ne peut que partir en couilles de temps en temps, avec des histoires débiles, des rencontres amusantes, des filles complètement givrées.

L'exemple le plus flagrant avait été celui de la fille du train, qui avait tout de même squatté ce blog sur plusieurs articles avant de retomber dans un anonymat rafraïchissant.

On la rencontre
là, et puis on en parle , et puis on approfondit , et puis on s'en sépare .

Des gens comme ça, on ne les rencontre qu'une seule fois dans notre vie, penseriez-vous. Il est impossible après avoir vécu ça de remonter dans le train et de rencontrer quelqu'un d'aussi barré.

Eh bien faut croire que si.

Ce matin, je prends le train pour aller voir un client, je m'installe dans un petit compartiment, il y a une fille quelques sièges plus loin et le reste du wagon est vide. Je prépare mon petit DVD pour passer un moment agréable, je réalise que je n'ai pas d'écouteurs, je demande si ça va la déranger si je mets le son, elle répond non.

Jusque là, vous noterez la sensualité de l'échange.

Bon, c'est une jolie blonde, un peu âgée pour moi (mon âge, quoi), habillée avec une BCBG-itude qui fait vraiment peur (genre chemisier droit, jupe droite, châle et broche, la versaillaise en paquet cadeau avec le petit noeud là où il faut). Elle a l'air sympathique mais sans plus. Du coup, j'esquive fourbement une perche qu'elle me tend pour regarder le DvD avec moi et je me plonge dans l'épisode. Ouais, je suis un gros con, en même temps vous allez voir que le destin ne l'entendait pas de cette oreille.

Vingt minutes à peine se passent quand tout d'un coup les contrôleurs arrivent avec des prisonniers sous le bras (oui oui, menottes et tout). "Bon, les jeunes, vous êtes dans la voiture 18, c'est là qu'on garde les gens pour que la douane les fouille donc merci de trouver une autre place si vous pouvez".

Ni une ni deux, on se fait jeter de l'endroit confortable qu'on avait trouvé pour investir un nouvel endroit. Et évidemment, ça incite à discuter. Putain, ma série, merde, je voulais savoir la suite !

Et là, la conversation prend un tour étonnant. La fille se présente comme psychothérapeute et on aborde donc les sujets des sentiments, de la timidité, de la confiance en soi. Elle se met en tête de m'analyser et me suggère de m'allonger pour rentrer dans le personnage. Je décline poliment, mais ça ne la perturbe pas pour autant. Elle me regarde droit dans les yeux et me fait:

"Bon, je sens que quelque part, tu es comme un oeuf, tu vois, avec la coquille brutale qui t'entoure en permanence, la plupart des gens doivent s'y arrêter et t'imaginer joyeux et gouailleur* alors qu'en réalité, c'est ton jaune d'oeuf qui cherche désespérément à s'exprimer et qui n'arrive pas à briser la coquille. C'est important, tu sais, le jaune d'oeuf, c'est ça que les gens dans la société moderne n'arrivent pas à mettre en avant".

Je reste muet devant une telle analyse. J'essaie de lui expliquer que mon jaune d'oeuf se porte très bien, merci, et que pour ce qui est du blanc c'est encore mieux, mais la voilà repartie dans ses théories (intéressantes, d'ailleurs, mais un peu à côté de la plaque). Je m'en prends plein la gueule.

Exemple: elle me dit "je trouve qu'on a une conversation super profonde et intéressante, là".

Evidemment, je réponds: "ouais, en même temps fallait bien ça pour compenser le DVD que tu m'empêches de voir".

Et là ses yeux lancent des éclairs: "tu vois, c'est ce que je voulais dire, tu te sers de l'ironie comme bouclier pour te protéger tous les jours, tu es incapable d'accepter un compliment sincère, c'est pour ça que tu n'arrives pas à te projeter dans une relation, tu ne sais pas t'abandonner. N'importe qui d'autre aurait dit "merci" ou alors aurait relancé avec un compliment mais toi tu désamorces, tu fais toujours ça, t'es quand même bizarre, tu as vécu une mauvaise expérience ?"

J'en reste sur le cul. Voilà qu'au lieu de ma série préférée, je me retrouve dans une pleine séance de psychologie de comptoir, gratuite et gratifiante (ou pas). Je hausse un sourcil devant sa plaidoierie mais elle est tellement dans son truc qu'elle n'y fait pas attention. Elle se rapproche de plus en plus, exaltée par ses conclusions, et je me tortille pour garder la distance. Heureusement, le train arrive en gare. Je descends, elle continue.

Elle me donne sa carte professionnelle, sur laquelle elle gribouille: "pour une consultation plus intime, quand tu veux". Et me fait un clin d'oeil avant de se replonger dans ses bouquins de psycho.

Me voilà sur le quai de la gare, un numéro dans les mains, à me dire que la vie est quand même super mal faite. Pourquoi les filles pour qui j'ai des coups de coeur ne prennent pas le train ?

Et les Versaillaises sont plus libérées qu'on le croirait.

22 janvier 2008

Notes peu fraîches

Il va falloir qu'on m'explique la logique de ma boîte.

D'un côté, rémunérer grassement les gens avec des primes mensuelles qui permettraient de s'habiller à la mode si on le voulait vraiment (mais on n'en a pas le courage).

De l'autre, racler les fonds de tiroir sur les notes de frais pour vérifier si certaines sommes sont indues.

J'ai passé une heure et demie (1h30, bordel) à m'engueuler avec la compta pour des questions de notes de frais ridicules. Quelques extraits (je sens que ça vous passionne)




- Oui mais là tu vois, t'as pris pour 15€ de bonbons et de boissons dans le train
- Et alors ? C'est ma bouffe de midi, où est le problème, je suis encore loin du forfait qu'on nous donne !
- Oui mais c'est pas de la bouffe, c'est du grignotage
- Mais j'en ai rien à branler, depuis quand on surveille mon alimentation ?



- Là, t'as une majoration de 10€ parce que tu as pris le billet dans le train
- Ben ouais, le train était complet, c'était ça ou l'hôtel le soir à vos frais
- Ok mais on te rembourse pas la majoration
- Tu te fous de ma gueule ?



- Là t'as explosé tous les plafonds pour le déjeuner client, ça va pas du tout
- Euh, considérant qu'il a rapporté un million à la boîte, je crois que tu vas arrêter tes conneries et le passer en notes de frais
- Non mais dès que ça dépasse les 100€ ça fait cher
- Bon, j'ai une suggestion, tu vas prendre ton nouvel écran plat et te le carrer dans le trou de ta couche d'ozone jusqu'à éclosion de petits lcds.




Oui, je suis un grand poète.
1h30 pour faire passer les notes de frais de tous mes commerciaux.

J'ai envie de tuer quelqu'un. Doucement et sensuellement.

Dossier special girly

Bon, j'ai quand même l'impression d'après les commentaires qu'il y a plus de filles que de mecs qui lisent ce blog. Ce qui est quand même bizarre vus les efforts que je fais pour le rendre machiste et testostéroné de frais.

M'enfin comme il faut bien coller au public, j'ai décidé aujourd'hui de répondre aux aspirations greluchistes de la partie femelle de l'auditoire en abordant un sujet absolument essentiel: comment mincir pour avoir un corps harmonieux et provoquer les érections intempestives des clodos dans le métro  ou les projections incontrôlées de cyprine par jets saccadés.

Ok, nous sommes en hiver et c'est donc moins important car il n'y a pas de ventres piercés à montrer, mais je vous merde, déjà que je fais un sujet presque mode, faut pas non plus m'en demander trop.

Bref.

Tout ça pour dire que j'ai la solution miracle pour vous, la seule solution, celle qui vous permettra en une semaine d'atteindre tous vos objectifs, voire les dépasser, atteindre la transcendance garantie 0% matières grasses qui s'étale sur les magazines, et que quand la fille est accroupie, c'est encore mieux.

Bref bis.

La solution est la suivante: suivez mon exemple, ayez une rage de dents. Une vraie, hein, avec abcès et tout. Bon, je vous accorde que comme ça, à chaud, ça ne paraît pas une si bonne idée. Mais quand on y réfléchit, hein, quand on y réfléchit ?

Pendant une semaine, on est incapable d'avaler quoi que ce soit - pire, on n'a même pas faim. Eventuellement de la bouillie de champignons régurgitée amoureusement par une bouche amie (mais si, comme les oiseaux), m'enfin bon quand on n'aime pas les champignons et quand les amis se défilent, ça complique les choses.

Bref ter.

Je flotte dans tous mes pantalons du boulot et mes jeans du soir. Merci la dent. Et toi aussi, oui, toi, tu peux faire pareil, il suffit juste d'un peu de volonté et d'une tenaille émoussée.

21 janvier 2008

Eloge panégyrique dithyrambique pléonastique

Bon, il faut savoir rendre à César ce qui est à César et admettre de temps en temps de tirer son chapeau aux gens qui le méritent vraiment. Oui, mon chapeau, c'est tout ce qu'il me reste à tirer ces deux derniers jours. J'espère que vous réalisez la misère sentimentale dans laquelle je suis.

Bref.

Hier soir, avec quelques amis triés sur le volet pour leur charme, leur humour et leur rire dévastateur, nous nous rendîmes au Trévise, comme je ne l'avais pas fait depuis bien six mois, pour voir la nouvelle mouture du FIELD (Festival International d'Expression Libre et Désordonnée).

Bon.

Dix artistes sont passés, dont neuf sur lesquels je ne m'étendrais pas (même si un groupe de gamins en train de faire du hip-hop avaient un certain charme). Pour être honnête, c'était même plutôt mauvais. Des sketches pas très drôles, des imitations un peu ratées, des chansons un peu pourries.

Et au milieu de ce drame: une perle. Si si, j'insiste. Autant je peux être
méchant, fourbe, vil et cruel quand je n'aime pas les artistes, autant je prosélyte comme un malade quand j'ai aimé.

Donc prosélytons en coeur, mes biens chers frères, mes biens chers soeurs.

Cet artiste s'appelle Mathieu Madenian. Il paraît qu'il bosse pour Rires & Chansons, j'ai envie de dire que personne n'est parfait, ça doit être alimentaire, je ne vois que ça. Mais à côté, son sketch était absolument énorme. La salle entière était prise de fou rire (sans même parler de Monsieur F qui en pleurait à côté de moi), ce qui est quand même un énorme changement par rapport aux trucs pas drôles qu'on avait du subir avant.

Ca parlait (évidémment) de relations hommes/femmes, de sexe, de copulation intempestive, et ça ne pouvait donc que me plaire.

Il joue en ce moment aux Blancs Manteaux une pièce de théâtre que j'ai bien l'intention de voir. Si ça a le niveau de son extrait, ça va déchirer.

On notera en particulier une réplique que je vous  livre de tête: "Ce qui est chiant avec l'orgasme féminin, c'est que vous prévenez jamais que ça va venir, du coup on est toujours là genre "merde merde merde qu'est-ce que j'ai fait de bien, là, j'ai appuyé où, comment je peux le reproduire ?"

Dit comme ça, je vous l'accorde, c'est pas très drôle. Mais c'est très vrai.

19 janvier 2008

Mais cette fille-là ne m'aime que quand elle boit de trop

Je suis un grand fan des BB Brunes. Si si, des gamins de quinze ans qui s'adressent à un public de gamines extatiques, ça ne peut que me plaire.

Surtout quand on trouve dans certaines chansons des répliques aussi énormes que celles-ci:

"Tu sais, toutes mes copines me trouvent très très beau
Mais cette fille-là ne m'aime que quand elle boit de trop"


Bon, ça vous explique le titre.








En temps normal, je vous pondrais un article pour râler contre les gens qui disent de trop au lieu de trop. Ouais, sans l'italique ça aurait été compliqué à comprendre comme phrase.

En temps normal, je me serais aussi excusé platement pour avoir des goûts musicaux aussi merdiques (sur la vidéo, on entend distinctement les filles de treize ans qui s'emballent).

Mais nous ne sommes pas en temps normal, car ce soir je viens de me prendre un râteau*.

Mine de rien et à une exception près que m'a rappelée Kyrieleve (merci Kyrieleve), ça devait bien faire dix ans que ça n'était pas arrivé. Alors, forcément, ça surprend.

Je devrais être triste, mais pour l'instant la stupéfaction ne s'est pas encore dissipée.

Merde, il ne suffit donc plus d'avoir les yeux bleus ? Où va le monde.




* C'est moche comme mot râteau mais bon, ya quoi comme champ lexical, là, je sèche.

17 janvier 2008

Café Nikov

Je n'aime pas le café. Je hais le café. J'abomine le café.

Ca n'est pas la peur d'être plus speedé que d'habitude qui me retient (et pourtant, ça serait déjà un bel argument, vu comme je suis pile électrique de base) mais simplement que beurk, quoi.

C'est pas bon.

Alors que le chocolat chaud, voilà un breuvage sympa. Quand j'étais gamin, je trempais avec amour mes tartines dans mon grand bol de Nesquick (tm). C'était même parfois des tartines de Nutella (tm) histoire de doubler la dose de chocolat. C'est un miracle que je rentre dans mes jeans aujourd'hui.

C'est vrai, quoi, pourquoi tout le monde boit-il du café ? C'est un rite de la vie adulte ? On bosse, donc on caféise pour échanger les derniers ragots avec les pouffiasses du service compta ? Et pourquoi ne pourrait-on pas, un moment, se retrouver devant les effluves d'un cacao Banania (tm) parce qu'y a bon ? 

Bon.

En fait, cette note n'a aucun intérêt, elle était simplement là pour introduire cette video qu'on m'a envoyée hier et qui fait mon bonheur depuis (je suis facile à contenter).







Oui. Bon. Et sinon, le chocolat Poulain, c'est pas mal non plus.

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