24 septembre 2008

L'heure déchoit

Il y a parfois des choix difficiles à faire dans la vie. Des choix qui vous laissent hésitants et transpirants, avec des arguments pour ou contre qui se bousculent dans ce qui vous sert parfois de crâne et parfois de caisse de résonnance pour le nouveau bass boost que vous avez acquis à un prix ridicule sur un site internet au nom tout aussi ridicule.

Pepsi ou Coca ?

Le voile ou la burqa ?

Medvedev ou Saakachvili ?

Boxer ou Caleçon ?

Les JMJ ou le VIP ?

Le pape ou la pipe ?

On ne dirait pas comme ça, mais ces interrogations fondamentales font tourner le monde et permettent à nos scientifiques de découvrir les inventions qui, demain, nous permettront de nous gratter le testicule gauche sans avoir besoin de lâcher notre plat de pâtes.

Et pourquoi est-ce que je vous parle de choix ? Parce que la semaine dernière, j'étais confronté à l'un d'eux, aussi cornélien qu'une tragédie de Racine.

Vendredi soir, Elle devait venir chez moi, faire l'effort de prendre le train du fin fond de sa campagne bouseuse pour passer le week-end avec moi. Ca voulait dire plein de tendresse, d'amour et de sexe.

Vendredi soir, j'avais également une partie de jeu de rôle programmée avec une demi-douzaine de potes. Ca voulait dire plein de boules de feu, de coups de hache, de réflexion intense et de tripes à l'air.

Bon.

Du coup, j'ai quand même hésité un peu. D'un côté, il y avait certes la possibilité de passer un moment vraiment sympa. Mais de l'autre, j'aime bien Elle aussi.

En même temps, si jamais j'allais au jeu de rôle, il serait probable qu'Elle m'en veuille et que le reste du week-end ne soit pas aussi agréable qu'il aurait pu l'être. Ce serait quand même con de se retrouver face à une grève du sexe alors qu'on ne se voit que deux jours.

En même temps, est-ce qu'elle serait capable de tenir la grève du sexe, Elle ?

En même temps, si jamais je rate le jeu de rôles, est-ce que je ne vais pas avoir des amis qui vont râler parce que je décale depuis trois mois ?

En même temps, est-ce que j'ai vraiment besoin d'amis ?

En même temps, est-ce que je peux la récupérer au train, puis faire genre me coucher à 23h parce que je suis crevé, puis m'esquiver discrètement par la porte de derrière ?

En même temps, maladroit comme je suis, je serais capable de shooter dans la table basse.

En même temps, sans magicien, mes amis sont perdus.

En même temps, même avec un magicien, c'est pas gagné.

En même temps, le jeu de rôles c'est pas très glamour.

En même temps, Elle a de la lingerie sexy.

En même temps, je peux pas l'emmener sous le bras, c'est une partie trop avancée.

En même temps, accepterait-Elle de rester comme un coin comme un accessoire de décoration ?

En même temps, Elle fait mal quand elle baffe.

En même temps, au jeu de rôles ya des kebab et des biscuits écrasés et j'ai faim.

 

Bon.

Vous vous rendez compte des dilemmes qu'on peut parfois avoir à résoudre lorsqu'on est jeune et beau et formidable ? Nous aussi on a nos soucis, il ne faut pas croire. La vie est parfois cruelle, et c'en était un parfait exemple.

Du coup j'ai fait ce que n'importe quel mâle testiculé aurait fait, placé entre le choix d'une nuit de sexe sauvage et d'une nuit de jeu de rôles.

 

 

Je suis allé tuer des lézards géants et des sectateurs d'un temple maudit à coups de boules de feu.

 

22 septembre 2008

Do you have jetons ?

Ouais, cette phrase a déjà utilisée dans le blog par l'incomparable Cham. Nous étions en Italie et elle cherchait désespérément à acheter assez de jetons pour les douches chaudes payantes dans les campings.

Eh bien l'expression va trouver une nouvelle jeunesse après le week-end que je viens de passer. Toujours en compagnie d'Elle, vous l'aurez bien compris. J'aimerais bien vous dire le contraire mais pour l'instant il n'est pas dans mes plans de redevenir célibataire simplement pour le plaisir de vous raconter de nouveaux plans culs et plans lose.

Non, vous étiez là au moment des soirées au Cab et au Chalet des Iles, je vous fais confiance pour suivre également les aventures palpitantes du batracien quand il se rend à la fête foraine au Bois de Boulogne.

Si.

Déjà, vous noterez que la fête a changé de nom. Maintenant, ça s'appelle "fête du bois" - probablement pour ne pas vexer les électeurs en masse de Sarko en plein 16e qui goûteraient modérément le côté "fête à neuneu" (et ceci était la minute politique de la semaine).

Ensuite, vous admettrez que lorsqu'on est vaguement grands, il y a un peu moins d'intérêt à se balader au milieu d'une fête foraine. Quand on est gamins, on se fait les attractions les plus excitantes, on est super contents de balancer des boules dans des jeux de quille ou à tirer à la winchester sur des ballons qui glougloutent, on se casse la gueule dans le palais des glaces et on ricane au fin fond de la maison des horreurs.

Bon. Quand on va bientôt avoir trente ans, ya un peu plus d'hésitation. Il fait trop froid pour la rivière indienne, le saut à l'élastique est décidément trop haut et pff, ya de la queue en plus. Du coup on se rabat sur la barbe à papa, les crêpes au nutella, les jeux de palet... et les pièces.

Ah, les pièces ! Je n'y avais jamais joué, mais Elle a réussi en quelques secondes à me faire partager son addiction. C'est énorme, ce truc. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas le principe parce qu'ils ne sortent jamais de chez eux, on vous donne un certain nombre de jetons (généralement une petite centaine) et vous les glissez dans une machine pour pousser d'autres pièces qui poussent d'autres pièces qui finissent par faire tomber dans votre giron des supers cadeaux qui déchirent l'anus en 3D, genre un stylo bille ou un porte-clefs.

Si vous avez bien suivi le principe, vous avez donc compris que c'est (vaguement) un jeu d'adresse et de patience.

Je ne suis pas adroit, et je ne suis pas patient. Quant à Elle, on va dire qu'elle est à mon niveau de ce côté (elle a déjà un beau cul, faudrait pas non plus qu'elle ait toutes les qualités).

Du coup, on a gaspillé la totalité de nos jetons sans UN SEUl résultat, sans faire tomber UNE SEULE PIECE. C'en est arrivé au point où le patron a eu tellement de pitié pour nous qu'il nous a filé une partie gratuite en secouant la tête. Je crois qu'il n'a jamais vu des gens aussi bras cassés que nous.

Bon, nous on s'en foutait, c'était plutôt marrant d'être aussi nuls. Quand on a enfin réussi, grâce à un travail d'équipe assez foudroyant, à faire tomber nos premiers points, on s'est regardés incrédules. On pensait que la machine avait buggé, mais non. C'était bien nous.

Au final, on a réussi à repartir avec des menottes en moumoute et une superbe peluche en forme de coeur. Qui a osé dire que les jeux de la fête foraine ne payaient pas ?

Les pièces, c'est bien, mangez-en.

 

PS: Oui, on a fini sur le carrousel du Trocadéro. J'ai honte.

PPS: Comme Alex, j'assume et je mets les musclés.

 

17 septembre 2008

Troisième cours de sport

Bon, ben me voilà fixé. Le kung fu c'est pas pour moi.

...

Putain, trois jours de suite.

TROIS JOURS !

J'ai marché en canard aujourd"hui, ce qui pouvait prêter à confusion puisque j'accompagnais un de mes collaborateurs gays en rendez-vous. Les clients m'ont regardé bizarrement.

Heureusement, demain un peu de répit. Stay tuned pour le prochain épisode de: "Grenouille réussira-t-il à développer ses abdos à temps pour les cacher sous sa combi de ski ?"

16 septembre 2008

Deuxième cours de sport

Les karatekas sont quand même vachement plus bourrins que les ju-jitsu boys. C'est officiel, je n'ai plus de poignets.

 

kimono2.JPG

 

Mais quelle classe, quelle fougue, quelle sensualité. Si je n'étais pas fidèle, je me roulerais une pelle.

15 septembre 2008

Premier cours de sport

Je suis toujours en vie.

Je crois.