« 2007-11 | Page d'accueil | 2008-01 »

30 décembre 2007

Il y a tout c'que vous voulez...

...pas forcément aux Champs-Elysées, quoique, avec un Virgin ouvert jusqu'à 0h30 et un Quick qui ne ferme jamais, nous ne sommes pas loin du bonheur sur terre. Sans même tenir compte du fait que c'est un repaire de putafranges. Il y a même un Pizza Pino, pour fêter dignement les deux mois ou quatre mois de relations.

M'enfin ce n'est pas des Champs dont je voulais vous parler, même si ça pourrait faire l'objet d'un article aussi long et fourni que la distance entre Oradour-sur-Glane et l'Allemagne.

Simplement, ça fait un moment que je suis sur facebook. C'est pas mal, on y retrouve des gens qu'on n'a pas vu depuis une éternité, des amis, des ex, de la famille éloignée, c'est un peu l'auberge espagnole mais sans le camembert qui pue oublié dans un coin.  Bon, il faut évidemment supporter les dix mille "machin vous a poké", "truc vous a appuyé sur le nez", "bidule vous a mordu et vous a transformé en vampire", "xyz vous a donné un coup d'anti-vampire dans l'oreille".

Ouais, j'ai du mal à suivre. C'est comme les invitations dans les groupes ou pour les causes (save water, drink champagne). Mais dans l'absolu c'est quand même pas mal Facebook.

Sauf que là - oui, il faut bien un élément perturbateur sinon la note n'a aucun intérêt - j'ai une journée étrange.

En l'espace de 24 heures, je viens de me faire contacter par deux personnages venus d'un passé lointain et nébuleux.

La musicienne d'abord.
Pinkette ensuite.

Huhu.
Deux ans après, Pinkette's back.

27 décembre 2007

Backstreet's back, alright

Oui, le titre est nul. Une fois n'est pas coutume.

En même temps, c'est dur de retrouver l'inspiration après la lobotomie familiale que je viens de subir. Une semaine en Allemagne. Du pur bonheur.

Je ne critique pas l'Allemagne, hein. Il y a sûrement des coins qui donnent moins envie de se pendre que Oradour-sur-Glane un sombre matin de décembre. Mais je ne les ai pas encore trouvés, et ils ne se trouvent certainement pas du côté de ma grand-famille maternelle.

(A ce moment du récit, il est temps de faire une pause pour confirmer que oui, j'ai bien du sang allemand dans les veines, ce qui explique l'aryanité de mes yeux - ou pas).

Chez ma grand-mère, c'est une petite commune de banlieue perdue sous la pluie hivernale. La moyenne d'âge approche les quatre-vingt ans, et tout le monde vient se tasser dans la petite église communale pour prier Dieu du bout de lèvres gercées, les genoux perclus d'arthrose venant heurter les carreaux rouges avec la sensualité d'un troglodyte en pleine crise d'asthme.

Vous commencez à entrevoir le tableau ? 

Bon. 

Ben une semaine. Et sans Prison Break pour m'apporter un soutien moral.

Le simple fait que je sois encore capable de me dresser devant vous, la turgescence au clair, en dit long sur la résistance aux tortures que nous développons dans la famille.

Voilà voilà...

Sinon, en vrac, merci à tous pour vos commentaires sur le dernier article, ça m'a profondément ému* de voir que vous vous souveniez pour certains de conneries qui avaient pu m'arriver des années auparavant. Quelque part, c'est un peu pour vous que je continue à être aussi boulet et maladroit.


* Si si, au-delà des larmes théâtrales et imposées par la profession

21 décembre 2007

Un p'tit beurre...

Deux ans.
Putain, deux ans.

Deux ans que j'ai commencé à écrire sur over-blog. A l'époque, j'étais en couple avec une élève infirmière, je bossais dans un cabinet d'expatriation de cadres, j'avais 26 ans et toutes mes dents, je sortais raisonnablement peu, je buvais déjà pas mal lorsque c'était le cas, je ne connaissais pas mon groupe de boulets préférés.

Il s'est passé pas mal de choses en deux ans, ça fait peur. Et il y a eu des billets sur tout, sur le cunnilingus, les souvenirs d'enfance, les couilles qui bougent, les fernanderoles qui banderolent, les soirées avec des jumelles, les nuits dont on ne se souvient pas, les potins de la blogosphère, les anniversaires alcoolisés, les nuits au Cab (ou pas), les concerts de Mika, les restaurants tibétains pourris, les posts politiques de sexy centriste, les conseils sodomites, les tests de compatibilité, les tentatives d'écriture, tout ça tout ça.

Globalement, soyons honnêtes, c'est absolument formidable.

Donc voilà, j'en profite pour vous poser une petite question histoire de souffler les deux bougies du bloug, et vous demander si vous vous souvenez d'un article en particulier qui vous a plu et si oui, lequel.

Je ne vous demande pas s'il y en a qui ne vous ont pas plu parce que je reste un petit coeur fragile qui cherche à se rassurer devant les lumières tremblotantes d'un sapin de noël en kit.

Quelques chiffres:
- Vous êtes en gros 1200 par jour à venir ici (sauf le week-end où ça tombe à 800, bande de feignasses qui lisez du bureau)
- Cet article est le 530e (ah ouais, quand même)
- Vous avez laissé 9953 commentaires (ah ouais quand même bis)
- Vous avez vu 21 278 031 pages depuis le début
- Vous m'avez envoyé 0 culottes par la poste


Et quelques recherches google sur les dernières semaines:
- Voir les culottes sous les jupes des femmes de 70 ans
- Comment draguer si je suis moche
- Sexe de chamois
- Queutarde qui aime la bite
- les hommes sont dominants
- Mickey à Prague
- Histoire de sodomie en Waders
- Bleu bleu le ciel de tes yeux bleu bleu

Il y a quand même des gens bizarres sur internet. C'est quoi d'ailleurs un/une Waders ?

Mais surtout, il y a une recherche qui me prouve que je ne suis pas le seul au monde avec ce fantasme:
- fille position accroupie

HA !

D'ailleurs je ne veux pas dire mais il y a quelqu'un chez Marie-Claire qui a les mêmes goûts que moi au vu des dernières couvertures.


19 décembre 2007

Harder, better, faster, stronger

Tiens, mine de rien ça fait plus de trois mois et je ne vous en ai pas trop parlé, de l'Arlésienne. Trop occupé à vous gaver avec des histoires de billets de train fraudés, de mises en fourrière et de promotions boulotesques. Mais qu'est-il donc arrivé à l'esprit de ce blog et à la sensualité trouble des premiers posts, où ça parlait levrette et sodomie dans un jaccuzi rempli de cyprine odorante ?

Comme j'ai la flemme de parler levrette, je vais vous parler Arlésienne.

L'Arlésienne, elle a des expressions étranges, que je n'avais pas entendues depuis le primaire. Elle utilise les mots "rabouler", affirme que certains trucs sont nazebrok et d'autres topy, quand elle ne parle pas de son bidou. Et puis elle dit tranquillou, je croyais que c'était copyrighté. Parfois, elle parle verlan. Des fois que son ordi soit en train de télécharger dans sa zonmai. Ca me fait un peu peur.

La bonne nouvelle pour ceux qui doutaient de mes tendances hétérosexuelles, c'est que c'est bien une fille. Elle a un lit rose dans une chambre rose avec un lit rose et des colliers en décoration. Et quand j'ouvre son frigo, j'y trouve des boissons étranges à la papaye et à la foufourche. Alors d'accord, j'arrive pas trop à la mettre en mini-jupe en ce moment, mais c'est peut-être parce que c'est l'hiver. J'ai confiance.

La bonne nouvelle pour ceux qui doutaient de mes tendances zoophiles, c'est qu'elle a un chat. Enfin, une chatte, mais ce genre de facilité est indigne de moi, après je ne pourrai pas m'empêcher de parler d'humidité et de poils. Donc restons sur le masculin: elle a un chât avec qui elle bêtifie.  Elle le gratouille derrière les oreilles et lui fait des mamours en lui disant "Hello you !" et en chantonnant à mi-voix. Mais comme elle est d'humeur changeante, elle peut aussi l'envoyer balader à l'autre bout de la pièce quand il l'emmerde. Dix fois de suite en dix minutes. Parce qu'il s'obstine à me monter sur la gueule. Le fourbe.

La bonne nouvelle pour ceux qui doutaient de mes tendances Casimirophiles et Ilozenfantophiles, c'est qu'elle connaît par coeur les paroles de chansons d'enfance d'Anne-Sylvestre et de certains dessins animés - y compris des dessins animés pour mecs virils et tatoués, genre Ken le Survivant. Ca, c'est pas normal. Est-ce que je regardais Candy, moi ? Hein ? Bon. Elle faisait pas de kung-fu donc ça m'intéressait pas.

La bonne nouvelle pour ceux qui doutaient de mes tendances littéraires, c'est qu'elle a une plume intéressante (et pas seulement pour chatouiller l'intérieur des cuisses). Quand je lui demande de m'envoyer un message plein d'amour et de tendresse, elle me répond "ceci est un texto plein d'amour et de tendresse". C'est absolument honteux.

La bonne nouvelle pour ceux qui critiquaient ma playlist, c'est que la sienne est pire. Je ne pensais pas que ça pouvait exister, vous ne pensiez pas que ça pouvait exister, eh bien si, je le confirme, et j'ai des preuves ! Mélange de Star Académy et de Jeanne Moreau, ça fait un cocktail détonnant. Mais bon n'oublions pas que c'est le p'tit Edgar qui naît.

La bonne nouvelle pour ceux qui se souciaient de mon sommeil, c'est qu'elle ne ronfle pas quand elle dort. Ou alors c'est quand elle est enrhumée (30% du temps) ou angineuse (30% du temps) ou grippée (30% du temps). Mais les 10% restants, tout va bien. On n'entend pas un bruit. Sauf son chat. Qui ronronne. Sur ma tête. Tuez-le.

La bonne nouvelle pour ceux qui aiment bien l'esthétique et les formes pures, c'est qu'elle est super glamour. Sauf quand elle est malade (cf plus haut) ou pas épiée, ou pas la bonne période, ou au réveil, ou quand elle est fatiguée, ou quand ses lentilles la brûlent. Mais le reste du temps tout va bien. C'est rassurant.

La bonne nouvelle pour ceux qui aiment les blogs, c'est qu'elle en tient un. Du coup elle est invitée à plein d'événements genre la fête de la choucroute ou la semaine du brocoli; elle en revient toujours avec des trucs inutiles en bandoulière (un sèche-cheveux, des parfums, des gels douches, des sucrettes (??)...). Oukisont les portables offerts d'antan ?

La bonne nouvelle pour moi c'est qu'en plus de tout ça, elle a un beau cul.

17 décembre 2007

Hier à l'Impala j'avais l'air con

Sérieusement y'a t-il quelquechose de pire que de se faire poser un lapin par un fille avec qui tu baises ?

Oui il y a pire :

te faire poser le lapin par la fille avec qui tu baises pas.

Celle qui te fait lever aux aurores un dimanche (12h c'est dire), pour te donner rendez vous une heure plus tard sur les Champs Elysées.

A 13h, un dimanche, le dernier weekend avant les fêtes.

Alex, je te hais

***




Bon, c'est vrai, j'avais perdu mon portable. C'est vrai aussi que le code subtil et raffiné que j'avais mis dans le post précédent était complètement faux, puisque marqué à l'envers (fallait lire des + à la place des -, bref, j'étais pas très réveillé). Mais n'empêche, on va encore croire que c'est ma faute alors que PAS DU TOUT !

Je prends à témoin mes commerciaux qui étaient présents au moment de l'appel, même qu'ils ont l'habitude de se foutre de ma gueule quand je prends des messages persos et que je dis des conneries monumentales. Je me rappelle notamment de juin dernier, où je leur dis: "ça y est, j'arrête les filles prépubères, faut pas déconner, à partir de maintenant je trouve quelqu'un de mon âge !" et où le téléphone sonne deux fois de suite pour Flamèche et Rouquine qui me donnent leur résultat du bac.

Comment perdre toute crédibilité. Help.

Mais revenons à notre histoire. Je m'arrache des bras de l'arlésienne à une heure complètement indécente, genre 12h, alors que franchement, on a eu une nuit agitée* et que j'aurais préféré grassematiner et manger des pancakes fait maison. Je monte dans le métro qui pue, tête dans le cul, bouquin dans la main (ouais, j'avais prévu le coup, je me dis que bon, ça a pas été confirmé donc qu'il y airsque de lapinage).

J'appelle Kyrieleve qui, outre ses talents de mémoire externe, a également un répertoire téléphonique dans lequel le Tout-Paris ne saurait pas retrouver la moiteur de ses chattes, je lui demande de me filer le numéro d'Alex bicoz mon portable est en rade, et qu'est-ce qu'elle me répond ? Qu'elle a perdu son répertoire il y a quelques temps en changeant de portable. La vie est mal faite.

Bref, j'arrive à l'Impala à 13h pile**, j'attends dans le froid 5, 10, 15 minutes. J'en profite pour appeler la famille et les amis que je n'ai pas vus depuis longtemps***, parler cadeaux de noël, battre le pavé tant qu'il est chaud, me mettre les mains dans les poches et faire des petits nuages de givre que c'est tout mignon quand on a cinq ans mais que maintenant un peu moins, vus les regards en biais que les passants m'adressent.

13h30, ouate ze feuc, à quoi ça sert d'abandonner une couille brune au lit pour rejoindre une couille blonde dans un café, surtout si la couille blonde n'est pas là ? Je renifle amèrement sur mes espoirs de ragots déçus, moi qui espérais savoir comment tout se passait dans la blogofillosphère.

Et je noie mon chagrin au Quick, putain ce que c'est bon, et c'est 6€50.
 




* Allez pas vous imaginer des choses, hein, je vous rappelle que je suis a-libidineux. Agitée parce qu'on a regardé la fin de la saison 1 de How I Met your Mother, qui est quand meme une série excellente, Kyri avait raison, mea maxima culpa.

** Bon, ceux qui me connaissent ne me croiront jamais, j'avoue, il était 13h08 à ma montre

*** Si vous avez eu un coup de fil dimanche, c'est pas que je vous aime, c'est que je m'emmerdais

**** Pour la gougoutte des articles précédents, je sais même plus ce que je voulais faire comme aparté. Mais ça devait être super drôle.

15 décembre 2007

Après la pluie, le beau temps

Neuneu, le titre de l'article ? Attendez de lire la suite.
Je sais qu'il y en a parmi vous qui se posent des questions sur la véracité ou non des histoires que je raconte. Je reçois parfois des mails du genre "arrête tes conneries, mytho, c'est pas possible".

Souvent avec une ou deux fautes d'orthographe pour faire authentique.

J'ai envie de répondre que, si j'inventais ma vie, je me démerderais pour ne pas y perdre mon GPS. Ca serait déjà un bon début. Et je vous raconterais mes tournées à New York plutôt qu'en Alsace, même si je n'ai rien contre l'Alsace (tiens d'ailleurs je voulais vous demander un conseil, Zlob et PruNelle, pour ma prochaine tournée).

Donc non, je ne mens pas, je n'invente pas, et j'enjolive très peu. Le fait est qu'il m'arrive toujours des merdes - ou inversement des trucs extraordinaires. Et si la semaine dernière était assez désagréable, ce samedi s'est révélé l'exact opposé. Faut croire qu'il y a toujours un équilibre, dans la vie.

Aujourd'hui:
- Un de mes commerciaux a appelé pour dire qu'il avait retrouvé mes clefs dans sa voiture, suite à la tournée que j'avais faite avec lui
- Je n'ai plus mal du tout aux dents grâce à l'intervention de super-dentistoresse*
- J'ai la possibilité de contester la mise en fourrière et la réponse devrait être positive
- J'ai eu au courrier une réponse favorable concernant une amende que je contestais depuis deux ans
- La gare de Strasbourg a retrouvé mon sac et le GPS
- Les vacances approchent, putain de bordel de merde !

Finalement, tout s'arrange. Sauf la taxe foncière, mais je ne désespère pas.




PS: Mon portable perso étant explosé, passez par mon portable pro si vous voulez organiser quelque chose ce week-end ou confirmer quelque chose, genre un brunch par exemple (la réponse est: oui, toujours au même endroit et à la même heure). Si je ne vous ai jamais donné mon numéro pro mais que vous avez mon perso, voici une super technique pour le retrouver.

Mon numéro perso: 06 XX XX XX XX
Mon numéro pro:      06 XX (XX-2) (XX+6) (XX+27)

Si vous n'y arrivez pas, vous n'êtes pas dignes de me parler (hum)



* Qui m'a raconté pendant toute l'opération ses parties de jambe en l'air avec son futur mari sur les sièges de son cabinet dentaire, la classe

13 décembre 2007

Si ça continue il faudra que ça cesse

Ca ne va plus du tout, là. Même en restant sympa et positif et plein de bonne volonté et d'humour et de charme (et de sensualité, mais chut), ça commence à me gaver.



- Rage de dents à en pleurer malgré une pleine dose d'anti-douleurs/anti-inflammatoires
- Voiture mise en fourrière alors qu'elle était bien garée (pour une fois)
- Clés de ladite voiture perdues
- Sac oublié dans un train avec mon GPS dedans (je suis maudit, question GPS)
- Majoration de la taxe foncière que j'avais oubliée.

Ok, ce n'est pas grand chose à côté de ce que les gens vivent au Sahel, blablabla.

Mais putain !

Au moins, eux, ils ont du soleil au lieu de cette pluie de merde.

07 décembre 2007

Télé faune

Aujourd'hui, parlons peu, parlons sexe.

S'il y a bien une chose pour laquelle je ne suis vraiment pas doué (en dehors de réparer des chiottes bouchées et de dormir sur le côté droit d'un lit), c'est le sexe par procuration. Notamment par téléphone.

Je ne sais pas ce qui pousse les filles, dans une écrasante majorité, à apprécier le fait de se chauffer à distance, d'échanger des dialogues poussés voire de profiter de la voix de l'autre pour atteindre une extase mutuelle quoiqu'à distance (se masturber, quoi).

Seulement pour atteindre un résultat satisfaisant, je suppose qu'il faut jouer le jeu. Et moi, je n'y arrive pas. Vraiment pas. Jamais. C'est trop ridicule pour moi, trop difficile de se mettre dans l'ambiance.

"Ah oui, qu'est-ce que tu aimerais me faire ? Et qu'est-ce qu'on ferait ensuite ? Et après ? Oh oui et comme ça ?"

Ouais, non, désolé, pas possible. C'est quoi cette manie de décrire ce qu'on voudrait faire, évidemment avec force détails, "je vais te mordiller le lobe de l'oreille tout en dégrafant ton soutien-gorge et en caressant la pointe érigée de tes seins fermes gnagnagna". Le faire c'est bien, le dire c'est nul et ça n'a aucun intérêt.

Alors vous me direz ouais, mais bon, quand on n'est pas ensemble, qu'il y a de la distance, c'est sympa de se chauffer par téléphone. Sûrement, sûrement. Mais ça n'empêche que je trouve ça trop ersatzé à mon goût et vraiment je n'y arrive pas.

Donc voilà, j'avoue humblement: le sexe par téléphone, c'est pas mon truc. C'est le vôtre ?*




* Petit truc piqué aux blogs de filles pour impliquer le lecteur et l'inciter à répondre

05 décembre 2007

Mais non - vessie

Ya pas de raison que je ne parle pas d'urine, moi, alors que les blogueurs que je lis raisonnablement régulièrement mettent en avant leurs tribulations toilettesques avec goût et raffinement. Sans compter qu'après l'article sur Ségolène Royal hier, on continue à traiter de choses un peu honteuses, c'est bien.

Mais bon, en l'occurence j'ai quand même une anecdote bien précise à vous raconter, hein, faut pas déconner. Anecdote d'autant plus passionnante que:

1) Elle est toute fraîche puisqu'elle date de trente minutes
2) Elle va me sacrer en tant que chantre de l'altermondialisme, car oui, messieurs-dames, j'ai réussi ce que Jose Bove ou Besancenot ne parviendront jamais à faire
3) Ca fait du bien par où ça passe

Que je vous plante le décor.

A 19h, j'avais rendez-vous dans le cadre du boulot avec le DG d'une grosse boîte bien connue des investisseurs pour finaliser un partenariat que je traîne depuis un an. Bon. Ca c'était pour le côte jmelapète.

A 20h (suivez bien la chronologie), nous parvenons à un accord et nous nous séparons. Il me raccompagne jusqu'à l'ascenseur.

A 20h01, envisageant les 30mn de trajet pour rejoindre mon hôtel, je lui demande s'il y a éventuellement des toilettes dans le coin parce que voilà, quoi.

Il a l'air un peu surpris, on doit pas lui demander ça souvent, mais il m'indique une porte. Avec courage et énergie, je m'en vais donc pisser tel un bûcheron qui banderait ses muscles dans le sprint final.

A 20h03, je déloge la dernière gougoutte*.

A 20h04, je me lave les mains.

A 20h05, je sors des toilettes.

Monsieur le DG est toujours là, visiblement impatient, en train de m'attendre dans le couloir. Quand je lui demande ce qu'il fait là, il m'explique que vue l'heure il n'y a plus grand monde et qu'il va donc me ramener directement au poste de garde en bas.

Oups. Il n'a pas l'air content.

J'ai donc fait poireauter dans un couloir un des mecs les plus puissants de France en pissant tranquillement.

Ou, reformulé pour faire un peu plus sensationnel: j'ai transformé un patron du CAC en dame pipi.

04 décembre 2007

L'ai-je bien descendue (bis)

Je crois que je vais rendre cette catégorie hebdomadaire, ça sera la classe, genre le coup de gueule de la semaine totalement gratuit, histoire de cracher sur quelqu'un qui ne me lira jamais et ne s'en portera pas plus mal - mais rha lovely, que ça défoule !

Et aujourd'hui, je ne vais pas choisir n'importe qui, mais une personnalité qui me titille les nerfs depuis plus d'un an et il fallait que ça sorte malgré tous ceux qui l'encouragent dans la petite garde rapprochée d'alcoolos de base que je compte comme amis: Ségolène Royal.

Mais faites quelque chose, abattez-la, empêchez-la de parler, je ne sais pas, quoi. Elle a fait autant en un an pour la cause des femmes en politique que Pol Pot pour l'intégration pacifique des Khmers rouges dans sa communauté de communes. C'est vrai, quoi, quand on voit s'exprimer un ragondin pareil, on ne peut que se demander si le cervelet est resté coincé quelque part entre la promotion de l'ENA et la première naissance ou si elle a toujours été comme ça.

Bon. Reprenons du début.

Comme je le disais à l'époque avec un esprit visionnaire qui m'étonne encore, ce sont les medias qui ont sacré Ségolène Royal candidate à la candidature, alors que personne ne l'envisageait à l'époque - ni les militants, ni surtout pas les éléphants du parti. Oh, c'est sûr, il y avait tous les éléments glamours pour permettre une belle histoire d'amour - mais surtout, il y avait un boulevard pour la droite, qui ne s'y est pas trompée.

Qui a suggéré, encouragé, sacralisé sa candidature en premier ? Le Point, le Figaro ou l'Express, la bonne droite comme on les aime. Normal, mieux vaut pousser pour avoir une tanche en face de soi plutôt qu'un DSK des familles qui pourrait se révéler dangereux.

Continuons.

Qu'est-ce qu'on peut lui concéder comme qualités politiques, je vous demande ? Soyons honnêtes. 


Des talents d'orateur ?
Non, non et non évidemment. C'est d'ailleurs son plus gros point faible. Elle hache les phrases, ne sait pas galvaniser ses troupes, oublie des mots, hésite, ne sait pas placer sa voix, manque d'expression et de conviction. Même Fabius fait mieux, et Fabius, c'est Fabius, quoi. Je me rappelle notamment son discours de fin de premier tour et le gaugau effondré à côté "on a perdu, on a perdu".


Une intelligence politique ?
Non plus. Incapable de rassembler au centre sur la seconde partie de la campagne ni de récupérer l'extrême gauche, elle a souffert d'un syndrome Tout Sauf Sego qui, sans atteindre le TSSarko, a quand même joué son rôle. Quant à son programme, il manquait singulièrement de clarté sur les points sur lesquels on l'attendait. Pas d'anticipation des coups qu'elle allait recevoir.


Une capacité à s'imposer ?
Je comprends parfaitement que le PS soit un panier de crabes et qu'il faille ramer pour s'imposer. Seulement, désolé de le dire, mais quelqu'un qui n'arrive à bénéficier d'aucun soutien au sein de l'appareil et qui se fait flinguer à tour de bras montre défintivement qu'elle manque d'appui, de réseau et de capacité diplomatique. Là où certains ont su s'entourer, elle reste désespérément seule.


Une démocratie participative ?
Là je ne parle que par oui-dire et articles dans la presse (forcément partisane, n'est-ce pas) mais quand on voit les résultats au sein de son parti, ou en Poitou-Charentes, ça fait froid dans le dos. Sans compter le "débat" de ce matin, ceux qui ont suivi les flashes infos me comprendront. huhuhu


Une posture de mère ?
Il y a une différence entre mère et mater dolorosa. Un jour ou l'autre, il faut etre capable de faire face plutôt que de gémir dans un coin que les gens sont méchants. Ce qui m'amène au point suivant:


Une capacité d'autocritique ?
Aucune, évidemment. A peine le début d'une ébauche d'éventuel mea culpa sur un ou deux points mineurs. Non, si la campagne a échoué, c'est forcément à cause des éléphants trop cruels, du PS trop peu soudé, et des électeurs, cette bande de cons, qui a si mal voté.


Une certaine beauté ?
Non, elle est moche


Une certaine intelligence ?
Non, elle est con


Bon, ok, je m'emporte et je ne suis pas très factuel. Mais franchement, franchement... qui peut être assez stupide, neuneue, ridicule et intellectuellement limitée pour sortir un bouquin de campagne intitulé Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ?


Je t'en supplie, Ségolène, fais comme ton illustre prédécesseur et assène-nous: "je me retire de la vie politique".

A défaut, tu peux même faire comme un autre et nous dire "au revoir".

Mais pas trop tôt, le retour, hein.

Toutes les notes